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 Les fabuleux pied-à-terre en France des dictateurs étrangers

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Aomar

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Date d'inscription : 11/05/2007

MessageSujet: Les fabuleux pied-à-terre en France des dictateurs étrangers   Sam 2 Avr - 17:32

Capital.fr - Le 31/03/2011
par Olivier Drouin

Interdit de séjour, Ben Ali ne peut plus jouir de ses propriétés en France. Beaucoup d'autres tyrans, par contre, continuent d'y faire la fête.

Heureusement que les squatteurs ne sont pas au courant… Place Vendôme, cet hôtel particulier de 5 000 mètres carrés n’est quasiment jamais habité. Il est vrai que le propriétaire des lieux, Haji Hassanal Bolkiah Mu’izzadin Waddaulah, vit à plus de 11 000 kilomètres de là. Peu lui importe : monarque absolu d’un micro-Etat pétrolier enclavé dans l’île de Bornéo, le sultan de Brunei adore collectionner les trophées immobiliers, au point de s’être offert, en plus de son modeste pied-à-terre parisien, le Plaza Athénée et l’hôtel Meurice.

Notre nabab asiatique n’est pas le seul à faire le bonheur des vieilles familles françaises en quête de liquidités ou à enchérir lorsque notre Etat surendetté met en vente les joyaux de son patrimoine. Depuis qu’en 1937 Bao Dai, dernier empereur de l’Annam, s’est offert un château dominant la baie de Cannes, les tyranneaux du monde entier, ou leurs rejetons, ont pris l’habitude de rafler nos plus belles demeures.

Dernière en date à dégainer, Nesrine Ben Ali, fille de l’ex-président tunisien, a acheté l’an dernier un hôtel particulier proche de l’avenue Foch. Elle n’en aura pas profité longtemps : réfugiée à Dubaï avec son époux, l’homme d’affaires Sakhr el-Materi, la jeune femme de 24 ans est désormais interdite de séjour en France. Mais sa bâtisse ne devrait pas avoir de mal à trouver un acquéreur : entre les princes du Moyen-Orient, les dictateurs africains et les présidents inamovibles d’Asie centrale, les amateurs ne manquent pas.

Mais pourquoi donc ces roitelets raffolent-ils de nos plus belles pierres ? D’abord, pour le prestige. « Les émirs du Golfe, dont les grands-parents vivaient sous la tente dans le désert, sont très fiers de s’offrir des perles de l’architecture des siècles passés », confie un agent immobilier spécialisé dans le très grand luxe. En mai 2008, la famille royale de Bahreïn a ainsi craqué pour l’hôtel de Bourbon-Condé, dans le VII arrondissement de Paris. Montant de la transaction : 66 millions d’euros.

L’émir du Qatar a quant à lui jeté son dévolu sur l’hôtel de Coislin, idéalement placé à l’angle de la place de la Concorde et de la rue Royale. Son neveu, le cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, qui n’a pas encore 30 ans, a acheté à David et Edouard de Rothschild l’hôtel Lambert, une splendeur du XVII siècle qui forme la proue de l’île Saint-Louis.

Il lui en a coûté 60 millions d’euros, auxquels vont s’ajouter 80 millions d’euros de travaux de rénovation, supervisés par Alain-Charles Perrot, ancien architecte en chef des Monuments historiques. L’achèvement de l’ouvrage est prévu pour 2013. Face aux protestations, le cheikh a cependant dû renoncer à faire construire un parking souterrain dans la cour. Les princes qatariens devront se débrouiller pour parquer leurs limousines ailleurs.

Un désagrément qui ne risque pas d’arriver à l’émir Zayed d’Abu Dhabi. Son château de l’Oise est situé au milieu d’une propriété de 80 hectares, avec écuries, jardins classés, chutes d’eau et canal privé. Avantage : Chantilly n’est qu’à quelques kilomètres. Grand propriétaire de chevaux de course, le souverain ne rate jamais les prix de Diane et du Jockey Club, au mois de juin. Et, tous les deux ans, il vient en voisin faire ses emplettes au Salon de l’aéronautique du Bourget. Claude Krieguer, le maire d’Asnières-sur-Oise, n’a pas à se plaindre de cet administré cousu d’or. « C’est un homme généreux, qui nous a fait un don de 250 000 euros pour ouvrir une épicerie dans le village », précise-t-il.

Mais passons sur les amateurs de trésors historiques. Si les dictateurs investissent massivement dans la pierre chez nous, c’est aussi pour faire plaisir à leurs familles turbulentes. Dans leurs palais lointains et exotiques, épouses, frères, sœurs, enfants, neveux et nièces rêvent de venir faire la tournée des grands couturiers et des boîtes branchées parisiennes. C’est tellement plus pratique avec un pied-à-terre sur place ! Ces dernières années, des dizaines d’appartements nichés dans les plus beaux quartiers de la capitale ont ainsi changé de mains.

Selon les pointages des enquêteurs de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), les seuls membres du clan Bongo ont ainsi acquis une bonne trentaine de logements de luxe à Paris et à Nice. Devenu à son tour président du Gabon après la mort de son père, Ali Bongo s’est empressé de compléter la collection en juillet 2010 : pour 70 millions d’euros, il a raflé à la famille Pozzo di Borgo son splendide hôtel particulier de 4 000 mètres carrés situé rue de l’Université, tout près de l’Assemblée nationale. L’architecte d’intérieur Alberto Pinto, l’un des plus chers de la place, est en train de le rénover de fond en comble. Aux frais de l’Etat gabonais, bien sûr.

Plus discret, Karim Wade, le fils du président du Sénégal, se contente d’un vaste appartement avenue Foch, et sa jeune sœur Sindiély d’un logement avenue Pierre-I-de-Serbie. Mais c’est surtout à Saint-Tropez que Karim aime faire la fête. Surnommé Monsieur 15% (à cause des bakchichs) par l’ambassadrice des Etats-Unis à Dakar dans un télégramme diplomatique révélé par WikiLeaks, Wade junior s’y rend réguliè­rement avec son jet privé. Peut-être y croise-t-il à l’occasion Tatiana Datchenko, fille de l’ancien numéro 1 russe Boris Eltsine et heureuse propriétaire d’une immense propriété sur la pointe du Capon, offerte par son ami oligarque Roman Abramovitch.

Autre habitué des folles nuits tropéziennes et des fêtes parisiennes :Teodorino Nguema Obiang, le fils de l’inamovible dictateur de Guinée équatoriale, un narco-Etat imbibé de pétrole. Ce play-boy possède plusieurs «chez-lui» en France, mais il préfère descendre à l’Hôtel de Crillon, ou mieux encore, à La Réserve Paris, dont les dix appartements de très grand luxe, au Trocadéro, se louent jusqu’à 5 000 euros par jour. Grand amateur de voitures, Teodorino se sent plus à l’aise pour y garer sa Bugatti Veyron (1,1 million d’euros) et ses Maybach, Ferrari ou Aston Martin.

Milliardaire elle aussi, Lola Karimova, 32 ans, adore pour sa part flamber chez les grands couturiers et dans la joaillerie, de préférence chez Boucheron. Fille cadette du dictateur ouzbek Islam Karimov, cette jolie jeune femme a été nommée début 2008 ambassadrice de son pays auprès de l’Unesco, à Paris. Mais elle passe l’essentiel de son temps à organiser des soirées jet-set dans son appartement proche de l’avenue Montaigne ou dans des lieux publics qu’elle privatise à grands frais.

En guise de conseiller, elle s’est attaché les services de Massimo Gargia. C’est ce noceur professionnel septuagénaire qui a établi la liste des invités de son dîner de gala de 2009 au musée d’Art moderne de Paris, censé promouvoir l’association Uzbekistan 2020. On a pu y croiser Bernadette Chirac, Guillaume Sarkozy, Henri Leconte, Emmanuelle Béart, Alain Delon ou encore Monica Bellucci, qui aurait reçu 190 000 euros pour faire le déplacement…

Mais la vie parisienne n’est pas toujours marrante pour les dictateurs. L’ex-président du Panama, Manuel Noriega, en sait quelque chose. Bien que propriétaire de trois superbes appartements parisiens, il doit se contenter de la paille humide de la Santé. Condamné l’an dernier à sept ans de détention pour blanchiment de fonds, il n’a même pas eu droit au quartier VIP.

****

[b]Asif Ali Zardari, président du Pakistan


Après s’être rendu à l’Elysée en août, Zardari, souvent mis en cause pour corruption, a rejoint son manoir de la Reine-Blanche, en Normandie, dans un hélicoptère prêté par l’armée française. Valeur estimée de la propriété : *3 millions d’euros

Denis Sassou-Nguesso, président de la république du Congo

Robinets en or, marbre de Carrare et tapisseries d’Aubusson agrémentent cette villa de 700 mètres carrés, située au Vésinet (Yvelines). Sassou-Nguesso possède aussi des appartements à Paris. Valeur estimée de la propriété : *4 millions d’euros

Mohammed VI, roi du Maroc

Le souverain organise parfois des fêtes somptueuses dans son château de Betz (Oise). « M6 » possède aussi un splendide hôtel particulier parisien, rue de Varenne, tout près de l’hôtel Matignon. Valeur estimée de la propriété : *60 millions d’euros

Qabus Ibn Said, sultan d’Oman

Le sultan, qui a renversé son père en 1970, a pu depuis s’offrir le château de Massoury, contruit au XVIIIe près de Fontaine-le-Port (Seine-et-Marne). Il dispose d’un parc d’une dizaine d’hectares. Valeur estimée de la propriété : *12 millions d’euros

Nesrine Ben Ali, fille de l’ex-président tunisien

Début 2010, la fille de Ben Ali, 24 ans, s’est offert ce pied-à-terre parisien proche de l’avenue Foch. Invitée récemment à quitter la France avec son mari, elle n’en aura pas profité longtemps. Valeur estimée de la propriété : *5 millions d’euros

Ali Bongo, président du Gabon

Un an après avoir succédé à son défunt père Omar, le président du Gabon s’est offert ce magnifique hôtel particulier de la rue de l’Université, pour 70 millions d’euros, réglés par son gouvernement. Valeur estimée de la propriété : *70 millions d’euros

Khalifa ben Zayed, émir d’Abu Dhabi

L’émir aime venir se reposer dans sa propriété de 80 hectares dans l’Oise. Le château de Baillon est équipé d’une grande piscine intérieure et de systèmes de communication dernier cri. Valeur estimée de la propriété : *25 millions d’euros

* Estimation Capital, après consultation d’experts en immobilier de luxe.

http://www.capital.fr/enquetes/revelations/les-fabuleux-pied-a-terre-des-dictateurs-etrangers-587551/%28offset%29/4
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