Interrogée par le Financial Times, hier, la ministre de la ville en France s'est déclarée contre le port de la burqa. Elle estime qu'il s'agit là du "cancer que représente l'islam radical". "La burqa ne représente pas simplement un morceau de tissu mais la manipulation politique d'une religion qui réduit les femmes à l'esclavage et va à l'encontre du principe d'égalité entre les hommes et les femmes", a-t-elle expliqué.
Poussant plus loin son analyse, Amara a indiqué : "La vaste majorité des musulmans sont contre la burqa. La raison est évidente. Ceux qui ont participé à la lutte pour les droits de la femme chez eux, je pense en particulier à l'Algérie, savent ce que ça représente et quel projet d'obscurantisme politique ça dissimule, visant à étouffer les libertés les plus fondamentales", a-t-elle ajouté.
La ministre, d'origine algérienne, ne fait en fait que s'inscrire dans la lignée de l'approche de Sarkozy sur la question. Lui-même a fait observer que le voile islamique, ne laissant apparaître que les yeux (burqa et niqab), n'est pas : "le bienvenu sur le territoire de la République", avant de demander la mise en place d'une mission parlementaire chargée d'enquêter sur ce phénomène et d'en faire le rapport.
Selon un rapport établi par la police, dont Le Monde dit posséder une copie, on aurait dénombré 367 femmes habillées du voile intégral en France.