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 Le problème de l'immigration en France toujours perçu sous l'angle déformant

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Jean-Marc

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Nombre de messages : 301
Date d'inscription : 13/07/2007

MessageSujet: Le problème de l'immigration en France toujours perçu sous l'angle déformant   Dim 25 Mai - 21:47

Un article de Bernard Gorce, paru dans le journal La Croix, met en exergue l'aide apportée à leur famille, vivant dans leur pays d'origine, par les travailleurs immigrés en France. Il en souligne même les effets positifs induits au niveau local et même national par cette espèce d'épargne forcée que ces derniers se font un devoir de réaliser, aux dépens bien souvent de leur santé, de leur bien-être ou simplement de leurs besoins dans le pays d'accueil. Examinant de près leur budget, l'auteur relève, en bout de course, la part pourtant bien modeste des économies réellement transférée outre Méditerranée.

Citant le cas de Moriba, électricien malien gagnant 1600 euros par mois, il note que ce dernier en envoie quelques 250 à sa famille, un chiffre qu'arrondissent certes quelques aides exceptionnelles et ponctuelles pour la construction d'écoles, l'adduction d'eau, etc., qui s'adressent à la collectivité de son village.

Passant à celui d'Abdou, le Sénégalais, chef adjoint de chantier, qui gagne 2500 euros, il observe que celui-ci envoie également la même somme aux siens pour subvenir principalement aux frais de scolarisation de ses deux enfants de 7 et 14 ans.

Grosso modo, précise, par ailleurs, un rapport, établi en 2006, du président de la Caisse d'Epargne, Charles Milhaud, que cite le journaliste, les immigrés se délestent d'environ 15 à 25 % de leurs revenus au profit de leur famille vivant à l'étranger.

Bien que cette fourchette paraisse en vérité excessive pour un tas de considérations, concédons à son auteur que le volume des transferts annuels et totaux vers l'étranger se chiffre, sur ce plan, à quelques 8 milliards d'euros.

Telle estimation équivaut, faut-il souligner, à l'aide publique française accordée au développement des pays pauvres. C'est pourquoi, afin d'amortir son impact non négligeable sur le budget français, les autorités, dans les années soixante-dix, avaient-elles cru trouver la solution idoine en ouvrant plus largement la porte au regroupement familial.

Mais, en posant aujourd'hui de graves problèmes d'une autre nature et pour d'autres raisons, ce dernier s'est, en revanche, traduit depuis lors par un blocage du niveau des transferts. Pour ne prendre que l'exemple du Maroc, le volume de ces derniers se trouve depuis longtemps figé autour de deux milliards d'euros par an, remarque opportunément Gorce.

Cependant, à examiner ces chiffres dans le seul contexte de l'immigration en France, que l'on voudrait plutôt choisie désormais, on perd à regret de vue - l'article n'évoque nullement le sujet - l'importance considérable des fonds transférés en retour, depuis les pays d'Afrique notamment, sous forme de rémunérations des expatriés, de revenus des industriels et autres commerçants français opérant toujours et en nombre de plus en plus croissant dans les pays d'où proviennent en majorité les immigrants en France. A y regarder de près, la balance des paiements pencherait là, de toute évidence, bien en faveur de cette dernière. Sans quoi, la plupart des pays d'Afrique anciennement placés sous le joug français n'auraient pas été soumis depuis si longtemps à des dictateurs exclusivement choisis et imposés par l'Elysée et ses services. Et l'observation vaut d'ailleurs pour les autres capitales comme Londres, Bruxelles, etc.
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Nabila

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Nombre de messages : 224
Date d'inscription : 14/05/2007

MessageSujet: Re: Le problème de l'immigration en France toujours perçu sous l'angle déformant   Dim 25 Mai - 23:40

Jusqu'à hier, où une émission de la chaîne Histoire consacrée à Lumumba m'a vraiment ouvert les yeux, j'étais prête à jurer sur mes grands dieux que, joignant le geste à la parole, l'occident, d'une façon générale, recherchait partout le bien et le bonheur des petits peuples, ne craignant pas de sacrifier, au besoin, ses propres hommes pour la défense de ces nobles objectifs.

Eh bien, je m'étais lourdement trompée et je m'en étais beaucoup voulu d'avoir trop cru à ses boniments, à toute sa salade de justice, des droits de l'homme, etc.

Lumumba, un nom qui m'avait toujours trotté dans la tête, à cause de quelques lignes apprises en leçon d'histoire il y a des décennies, m'est revenu subitement en mémoire, quand j'ai revu son visage d'enfant, rayé d'une fine moustache et d'une grosse paire de lunettes. Voilà un homme simple, exerçant, en 1961, les fonctions de Premier ministre congolais régulièrement désigné, aspirant simplement à donner à son peuple suffisamment de travail et de pain pour mériter les vivats qui marquaient chacun de ses passages dans l'arrière pays, sur la tête duquel un contrat a pourtant été engagé non par ses ennemis intérieurs mais par des hommes étrangers à son pays, étrangers même à l'Afrique.

Un vulgaire officier traitant américain travaillant pour le compte de la plus grande organisation criminelle mondiale, la C.I.A., avait cru devoir sceller son destin en organisant sa mise à mort, à la manière un peu qu'emploieraient, dans la jungle, des chasseurs égarés pour abattre un animal sauvage menaçant leur existence propre. Au motif que l'homme nourrissait des penchants communistes, chose pourtant qu'il avait lui même déjà récusée publiquement devant les journalistes, un illuminé, issu tout droit sans doute de l'école maccartyste, avait signé son arrêt de mort.

Le plus frappant encore est que le chef d'une autre bande criminelle, un colonel belge des services secrets opérant au Congo, s'était alors montré totalement disposé à accomplir la besogne, avec l'aide de pantins tristement célèbres comme Tchombé et Mobutu. L'un comme l'autre des comploteurs, interrogés devant la caméra des réalisateurs du film qui reproduit quelques scènes de l'évènement tragique, éprouvaient d'ailleurs une espèce de jubilation à raconter par le menu les différents épisodes du meurtre qu'ils avaient combiné et exécuté, y compris dans sa phase finale où l'idée était venue au Belge de découper en morceaux les corps de leur supplicié et de ses deux camarades avant de les baigner dans de l'acide sulfurique et d'y mettre le feu. A les entendre, ensuite, ne rien regretter de leur forfait monstrueux, j'avoue en être restée personnellement déconfite et abasourdie.

Quand on a pris connaissance de ce type de violences, gratuites et extrêmes, exercées contre ce paisible Lumumba par toute cette bande d'assassins du Moyen-Age, agissant de surcroît avec la complicité avérée de l'ONU et de son secrétaire général, Dag Hammarshold, l'on ne peut que décrier toute cette immense hypocrisie qui a pour nom la démocratie occidentale, qui n'est rien d'autre en fait qu'un paravent justifiant, pour les gogos qu'ils nous prennent, les plus grands crimes de l'histoire humaine.
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