PortailPortail  AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 On a faim ! criaient les Sénégalais

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Houhou

avatar

Nombre de messages : 243
Date d'inscription : 24/05/2007

MessageSujet: On a faim ! criaient les Sénégalais   Lun 31 Mar - 23:58

Des manifestations populaires ont eu pour théâtre aujourd'hui la ville de Dakar.

Malgré l'interdiction annoncée par le préfet de la ville, la population de la capitale sénégalaise est sortie dans la rue pour créer son ras-le-bol, rapporte la radio RFI.

"Le coût de la vie est cher. On est fatigué. On a faim. On a rien !" scandaient les manifestants encadrés par des associations de consommateurs. Certains brandissaient des sacs de riz vides.

Un moment contenus par la police dans le local du Parti de l'indépendance qu'ils avaient occupé, les protestataires ont fini par céder à la faiblesse d'user de violences en jetant des pierres sur les policiers. En guise de réponse, ces derniers ont fait alors usage de gaz lacrymogènes et opéré au moins trois arrestations, dont deux parmi les responsables des associations.

Le problème de la vie chère qui a déjà agité le Cameroun, il y a quelques jours, risque de faire tache d'huile un peu partout dans le monde et surtout en Afrique. Sachant encore que la production mondiale de céréales ne suffit plus à nourrir la planète entière, il va sans dire que les populations du tiers-monde, qui en souffrent les premières, ne manqueront pas de manifester désormais leur mécontentement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nassima

avatar

Nombre de messages : 263
Date d'inscription : 02/06/2007

MessageSujet: Re: On a faim ! criaient les Sénégalais   Jeu 3 Avr - 0:31

Ce n'est pas seulement au Sénégal que des heurts ont opposé les forces de l'ordre aux manifestants protestant contre "la vie chère". Le Monde d'hier nous apprend que le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire ont subi les mêmes agitations.

"On a faim ! Gbagbo n'a qu'à diminuer les prix", scandaient les Ivoiriens, lundi dernier. Eux ont même dressé des barricades et brûlé des pneus sur l'autoroute traversant le quartier de Yopougon, fief du pouvoir, précise le journal.

Au moins dix personnes ont été blessées au cours des échauffourées avec la police.

A Ouagadougou et dans d'autres villes du Burkina Faso, les mêmes cris de révolte contre la vie chère et les corrompus ont retenti, sans dégénérer toutefois en violences.

Le Monde relève, enfin, qu'il n'y qu'au Sénégal où un semblant de réaction du pouvoir a été noté : le ministre de l'Intérieur a été le soir même remplacé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nassima

avatar

Nombre de messages : 263
Date d'inscription : 02/06/2007

MessageSujet: Re: On a faim ! criaient les Sénégalais   Ven 4 Avr - 18:48

Les manifestations se seraient en fait étendues à l'Egypte et sur le point de gagner le Maroc et peut-être la Mauritanie, selon un article publié aujourd'hui par le journal Le Monde.

Les effets de la flambée des produits alimentaires, tels que le riz, le blé et l'huile semblent encore moins graves dans les pays africains de la zone CFA, qui s'adosse sur une monnaie forte, l'euro. Partout ailleurs, dans la zone dollar, les hausses sont beaucoup plus sensibles, précise le journal.

L'on sait également aujourd'hui que les baisses de récoltes à l'échelle mondiale sont à la base de cette remontée parfois fulgurante des prix qui cause des ravages considérables parmi les populations démunies. Mais le moins inattendu est que ces mêmes baisses répondaient aux encouragements des institutions internationales, telles que la Banque mondiale et le FMI, poussant aux cultures d'exportation comme le coton au détriment des cultures vivrières, estimant à tort, en vérité, que ces dernières peuvent être acquises à bon marché sur le marché international.

De plus, l'on sait aussi que ces mêmes institutions sont elles-mêmes à l'origine du démantèlement inconsidéré des structures de contrôle des prix, cause principale des spéculations sauvages ouvertes à présent aux dépens naturellement des couches les plus faibles.

Certes, si la Banque mondiale fait aujourd'hui machine arrière, reconnaissant en même temps son erreur, pour recommander de mettre désormais l'accent sur les cultures vivrières, il faudra quand même attendre plusieurs récoltes successives avant d'espérer une amélioration notable dans la distribution de ces denrées alimentaires essentielles et à un coût supportable, conclut le journal.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Oussan

avatar

Nombre de messages : 274
Date d'inscription : 05/04/2007

MessageSujet: Re: On a faim ! criaient les Sénégalais   Sam 5 Avr - 11:39

Haïti est, à son tour, le théâtre de manifestations populaires violentes contre la faim. Là, cependant, la répression aura été d'une dureté exceptionnelle : 4 personnes ont été tuées par balles et une vingtaine d'autres blessées dans la ville de Cayès à quelques 190 km de la capitale, Port-aux-Princes. Les Nations unies font savoir, en effet, que l'agitation dans la rue, dès jeudi, a vite tourné au drame : les manifestants ont incendié des commerces, fait irruption dans les locaux de l'ONU pour y piller les conteneurs, lancé des pierres et même tiré sur les casques bleus chargés du maintien de l'ordre.

Quatre villes au moins sont la proie des manifestations qui se poursuivaient encore hier soir, indiquent les agences de presse.

Haïti souffre, il est vrai, d'une situation sociale extrêmement précaire, où la population vit avec moins de deux dollars par jour, soit un chiffre au-dessous du seuil de pauvreté. Conduit des décennies durant par des dirigeants véreux, Papa Doc et son fils, le pays de 8,5 millions d'habitants souffre toujours d'une gestion catastrophique ayant généré depuis longtemps déjà un chômage particulièrement ravageur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aomar

avatar

Nombre de messages : 212
Date d'inscription : 11/05/2007

MessageSujet: Re: On a faim ! criaient les Sénégalais   Lun 7 Avr - 16:14

A son tour, l'Egypte, hier, a été le théâtre d'émeutes, suite à des manifestations populaires contre la cherté de la vie. Une centaine de personnes ont été, à cette occasion, blessées dans les heurts avec la police, annonce une dépêche de Reuters.

Les "émeutes de la faim", comme les appelle Jacques Diouf, directeur du FAO , organisme de l'ONU chargé de l'alimentation et de l'agriculture, atteignent quasiment tous les pays pauvres, où les populations réclament des augmentations de salaires, sinon un réajustement des prix des produits alimentaires, comme le blé, l'huile, le maïs, les légumes secs, etc.

Comme on l'a dit, ici même, les récoltes ont baissé, d'une part, et, d'autre part, la consommation des pays émergents, comme la Chine, l'Inde et le Brésil, s'est accrue considérablement au détriment des nombreux pays du tiers monde restés encore à la traîne.

De plus, les effets du réchauffement climatique commencent à se ressentir négativement au niveau de la production, les terres consacrées désormais aux cultures de biocarburants s'étendent à leur tour par suite du renchérissement inédit du pétrole, lequel affecte du même coup les coûts du transport, contribuant ainsi au relèvement des prix des denrées alimentaires.

Enfin, les mesures de protection mises en place par le Vietnam ou l'Egypte, ayant pour finalité de limiter leurs exportations de riz, pèsent à n'en pas douter sur l'accroissement des tensions qui frappent principalement ce produit très demandé en Asie et en Afrique.

La solution préconisée par la Banque mondiale, la seule qui soit à même de régler à terme le problème, reste bien sûr la reprise intensive des cultures agricoles, partout dans les pays sous-développés où elles étaient délaissées au profit du coton.

Mais, en attendant, trente-trois pays, estime cette banque, sont menacés de déstabilisation sous l'effet de ces émeutes de la faim qui ébranlent l'un après l'autre les pays pauvres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Houhou

avatar

Nombre de messages : 243
Date d'inscription : 24/05/2007

MessageSujet: Re: On a faim ! criaient les Sénégalais   Jeu 10 Avr - 21:15

Les manifestations semblent s'être poursuivies, hier, à Haïti, avec leur cohorte de violences ayant contraint les forces de l'ONU, présentes à Port-au-Prince, la capitale, à intervenir en utilisant des bombes lacrymogènes et des tirs de sommations.

Les émeutiers, armés de gourdins, s'en étaient pris à des commerces, avant de tenter sans succès de forcer les portes du palais présidentiel. Les casques bleus de la Minustah (Mission de stabilisation de l'ONU à Haïti) les en ont repoussés, mais l'on ignore jusqu'ici le bilan des affrontements.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon est lui-même intervenu par un appel exhortant les manifestants à renoncer à tout acte de violence. Il a en même temps fait part de sa «compréhension pour la souffrance du peuple haïtien suite à la hausse des prix de la nourriture et de l’essence» et a «encouragé les bailleurs de fonds internationaux à apporter de manière urgente leur assistance à Haïti", indique le journal Libération.

Ce dernier précise, enfin, que Haïti est le pays le plus pauvre des Amériques, où les habitants vivent avec à peine 2 dollars par jour. Et les dernières augmentations affectant notamment les céréales et l'huile sont pour eux aussi excessives qu'insupportables.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nabila

avatar

Nombre de messages : 224
Date d'inscription : 14/05/2007

MessageSujet: Re: On a faim ! criaient les Sénégalais   Ven 11 Avr - 21:56

D'après l'agence Reuters : "La majorité des experts estiment que les prix élevés sont là pour longtemps", indique le président du Fonds international pour le développement agricole (FIDA),

D'autres spécialistes sont encore plus pessimistes : "Les prix devraient rester plus élevés qu'autrefois, et nous sommes probablement les témoins d'une évolution structurelle à la hausse".

Les statistiques de l'ONU notent que les prix des produits alimentaires ont progressé de 35 % en 2007, grimpant ainsi en six ans de 65 %. Mais les hausses les plus remarquables frappent, en 2007, les produits laitiers à hauteur de 80 % et 42 % pour les céréales.

Jusqu'ici l'Algérie a été épargnée par des émeutes, mais rien n'indique que les hausses qui se multiplient à profusion ces dernières semaines ne finiront pas par avoir raison de la patience des Algériens exposés encore à d'autres maux aussi graves comme le chômage, la malvie et le manque de liberté.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Faïza

avatar

Nombre de messages : 265
Date d'inscription : 12/05/2007

MessageSujet: Re: On a faim ! criaient les Sénégalais   Dim 13 Avr - 21:59

Tandis qu'elles se déclaraient pour le même sujet, hier, à l'autre bout de la planète, à Dhaka, au Bangladesh, les manifestations populaires contre la cherté des produits alimentaires se poursuivaient jusqu'à aujourd'hui, encore, à Haïti, non sans quelques violences. Un casque bleu nigérian a été tué par balles et l'on a une nouvelle fois saccagé des installations de l'ONU.

Le parlement haïtien a cependant réagi, dans la journée d'hier, en votant une motion de censure qui a renvoyé le Premier ministre, Jean-Edouard Alexis, rendu responsable de la désastreuse situation économique et sociale devenue celle du pays. Préval, le président de la République, en se pliant à la décision des élus du peuple, a en même temps pris une mesure d'apaisement, en ordonnant la réduction à hauteur de 15 % sur les prix du riz, et ce, grâce à l'aide de 10 millions de dollars en voie d'être débloquée par la Banque mondiale.

Pendant que tout le monde s'interroge sur les causes réelles de cette soudaine flambée des prix frappant les produits alimentaires, Christine Lagarde, ministre française de l'Economie, croit, elle, pouvoir en trouver l'explication dans l'engouement nouveau pour les produits dits "liquides comme les matières premières, agricoles ou énergétiques" que les opérateurs de marchés se sont découverts pour compenser la dégelée essuyée dans les produits financiers. Autrement dit, nous aurions encore affaire ici aux conséquences directes des subprimes, une chose vraiment plausible.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Oussan

avatar

Nombre de messages : 274
Date d'inscription : 05/04/2007

MessageSujet: Re: On a faim ! criaient les Sénégalais   Lun 14 Avr - 18:05

Pendant que des milliers de gens protestaient dans la rue contre la vie chère et que la répression policière s'abattait sur eux avec une violence souvent inouïe, des cinglés, en Uruguay réunissaient, dimanche dernier, quelques 12 tonnes de viande de boeuf à cuire sur un gril d'un kilomètre et demi de longueur. 1200 personnes s'étaient rassemblées à ce festin, organisé dans l'unique but d'arracher le record Guiness.

Semblable étalage de richesse, dans un pays au demeurant resté dans la cohorte des tiers-mondistes, n'a provoqué, en fin de compte, que mépris et colère, y compris dans le monde dit développé.

Pour preuve, les commentaires nombreux qui ont accompagné la publication de l'article qui en parle, dans le journal français Libération, fustigent avec un bel unanimisme cette espèce de délabrement de l'espèce humaine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aram

avatar

Nombre de messages : 172
Date d'inscription : 06/04/2007

MessageSujet: Re: On a faim ! criaient les Sénégalais   Lun 14 Avr - 19:48

Jean Ziegler, le rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation n'y est pas allé par quatre chemins pour stigmatiser les producteurs de biocarburants. Pour lui, c'est un "crime contre l'humanité" d'affecter des terres à la production des biocarburants au détriment des cultures vivrières.

Il a également dénoncé la politique de dumping de l'U.E. qui accorde des subventions à son agriculture : "L'UE finance l'exportation d'excédents alimentaires européens en Afrique (...) où ils sont proposés à la moitié ou un tiers du prix. Cela ruine totalement l'agriculture africaine", a-t-il déclaré avant d'interpeler aussi véhémentement le monde boursier : "La spéculation boursière internationale sur les matières premières alimentaires doit cesser".

Jean Ziegler a également invité le Fonds monétaire international à l'effet "de cesser de soutenir exclusivement des projets visant la réduction des dettes". Il considère enfin que "l'agriculture doit être exclusivement subventionnée là où la survie des populations est en jeu".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ouahiba

avatar

Nombre de messages : 227
Date d'inscription : 14/05/2007

MessageSujet: Re: On a faim ! criaient les Sénégalais   Jeu 17 Avr - 17:01

Ce que les autorités officielles égyptiennes ont présenté comme résultats des violences et des pillages attribués aux manifestants, lors des émeutes de la faim qui avaient secoué le 7 avril dernier Mahalla Kobra, un quartier de banlieue du Caire, sont apparemment une succession de débordements mettant surtout en cause les forces de répression engagées à cette occasion.

En effet, les observateurs ont, certes, constaté des vitrines ou des devantures de magasins brisées sur les lieux, mais ils en ont rapporté aussi des scènes de meurtres inqualifiables ayant visé des citoyens ne s'étant pas même associés aux manifestants de la rue. C'est ainsi que l'on raconte l'histoire de ce jeune garçon de 15 ans, Ahmed Mabrouk Hamada, abattu sur le balcon, au 3è étage de la maison de ses parents, où venaient brusquement de l'attirer des cris provenant de la rue. Une balle lui a transpercé le visage de bas en haut pour ressortir au niveau de la tempe. Cette même scène horrible ressemble à s'y méprendre à une autre vécue à une autre époque, en 2001, à Tizi Ouzou, où une jeune femme a été également abattue au balcon de sa maison, tandis qu'elle observait simplement les échauffourées qui se déroulaient à quelques mètres sous ses pieds. C'est une autre façon de dire que les services de police se valent, ici comme ailleurs, pour cultiver ce sentiment de sauvagerie que l'on semble leur inculquer dans les écoles de police.

De plus, le cas de ce malheureux Hamada ne paraît pas isolé, puisque, pour couvrir les autres exactions commises sur la population, il a été décidé d'arrêter carrément tout journaliste tenté d'approcher les familles des autres victimes. James Buck, publiciste américain, a dû lui-même passer une nuit en prison pour avoir cédé au devoir d'exercer son métier.

De par les violences qui les ont émaillées - 215 arrestations ont été également opérées parmi les émeutiers des 7 et 8 avril derniers -, ces manifestations rappellent, estime-t-on enfin, la révolte du pain engagée par les Cairotes, en janvier 1977, du vivant du président d'Anour el-Saddate, qui s'était soldée par des dizaines de tués.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Azaghar

avatar

Nombre de messages : 182
Date d'inscription : 01/06/2007

MessageSujet: Re: On a faim ! criaient les Sénégalais   Ven 18 Avr - 13:18

"Ne me dites pas, pour l'amour de Dieu, que la nourriture est chère à cause du biodiesel. La nourriture est chère parce que le monde n'était pas préparé à voir des millions de Chinois, d'Indiens, d'Africains, de Brésiliens et de Latino-Américains manger", a réagi, dans une conférence de presse, Lulla, le président brésilien, à la théorie selon laquelle le développement de la culture des biocarburants est à la base du renchérissement des produits alimentaires.

Pour lui, l'Europe, notamment, est bien malvenue de défendre pareille thèse, elle qui poursuit ses subventions à l'agriculture. Aussi a-t-il renvoyé la balle sur un autre plan à Jean Ziegler qui considère la culture des biocarburants comme un crime contre l'humanité : "Rares sont ceux qui mentionnent l'impact négatif de l'augmentation du pétrole sur les coûts de production et qui s'élèvent contre l'impact nocif des subventions et du protectionnisme dans le secteur agricole". Il a ajouté que l'Afrique ne serait jamais compétitive au plan agricole tant que l'U.E. distribue des subventions à ses agriculteurs.

Le Brésil, deuxième producteur mondial de biocarburants, qui compte pourvoir, en 2008, son marché intérieur de quelques 20 milliards de litres de biocarburants, semble rester plutôt insensible aux cris des verts principalement qui luttent contre l'intensification de la culture des biocarburants au détriment des cultures vivrières.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hérisson

avatar

Nombre de messages : 249
Date d'inscription : 07/04/2007

MessageSujet: Re: On a faim ! criaient les Sénégalais   Sam 19 Avr - 20:54

Un éditorial du journal Le Monde, d'hier, revient sur cette hypocrisie ambiante consistant, dans le monde occidental, à verser des larmes de crocodile devant la désespérance de populations affamées.

Tranchant dans le vif, il va droit au but pour dénoncer certains faux préceptes qui ont généré la misère actuelle : "Pourtant, comment ne pas se sentir mal à l'aise face à ces élans du coeur ? Car les plus généreux aujourd'hui sont peut-être les plus responsables de ce dérèglement planétaire. Les nouvelles habitudes alimentaires des pays émergents, largement importées des pays développés, expliquent en grande partie l'explosion de la demande, et donc les tensions sur les prix."

Il ajoute avec raison : "les Etats-Unis, si généreux avec le Programme alimentaire mondial, ont confirmé leur volonté de doubler les surfaces déjà très importantes qu'ils consacrent aux biocarburants. Face à l'automobiliste américain, le paysan haïtien ne fait pas le poids. Même chose pour l'Europe. Non seulement elle veut développer les biocarburants, mais, dans les négociations internationales, elle maintient une politique protectionniste qui déstabilise depuis longtemps les agricultures du tiers-monde et freine la réduction de la pauvreté."

Enfin, confondant dans leurs contradictions la Banque mondiale et le FMI, il les rend responsables de la situation présente : "Quant à la responsabilité de la Banque mondiale et au Fonds monétaire international, elle est également considérable. Pendant des décennies, ces institutions ont expliqué aux pays émergents que l'agriculture avait son avenir derrière elle. Les pays émergents ont ainsi favorisé les cultures d'exportation, destinées à leur rapporter des devises ; ils récoltent aujourd'hui les fruits amers de cette politique. Ainsi le Sénégal exporte des produits alimentaires - que l'Europe taxe quand il a l'audace de vouloir les transformer sur place -, mais doit importer environ 80 % du riz qu'il consomme. Or, non seulement le riz devient rare, mais les spéculateurs en font parfois grimper les prix de 30 % en une journée. La générosité soudaine de l'Occident ne saurait faire oublier la part de responsabilité qui est la sienne dans la crise majeure qui menace aujourd'hui".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Houhou

avatar

Nombre de messages : 243
Date d'inscription : 24/05/2007

MessageSujet: Re: On a faim ! criaient les Sénégalais   Ven 25 Avr - 21:46

La dépêche de l'AFP suivante apporte la preuve que la France, en particulier, continue de subventionner son agriculture au détriment bien sûr de celle des pays pauvres. Telle forme d'aide est d'autant plus inacceptable qu'elle s'adresse non à des petits éleveurs mais aux gros, ceux-là même dont la production est essentiellement destinée à l'exportation.

« Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a décidé d'accorder 17 millions d'euros pour la filière ovine, a annoncé le ministère aujourd'hui dans un communiqué.

Cette aide s'explique par les difficultés économiques que rencontre la filière suite à l'envolée des cours des matières premières, notamment de l'alimentation animale, a indiqué à l'AFP le ministère.

Pour bénéficier des aides, les éleveurs devront avoir un troupeau de 100 brebis minimum "ainsi qu'un taux de spécialisation de 30%", précise le ministère
. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nabila

avatar

Nombre de messages : 224
Date d'inscription : 14/05/2007

MessageSujet: Re: On a faim ! criaient les Sénégalais   Lun 5 Mai - 21:43

L'effervescence contre la hausse des prix des produits alimentaires gagne Mogadiscio, capitale de la Somalie, où vingt mille personnes ont manifesté aujourd'hui, en exerçant des violences. Des vitrines brisées, des pneus brûlés, des actes de pillages suivis par des explosions de grenades lancées par des inconnus ont immédiatement provoqué la riposte par le feu du service d'ordre. Ainsi, cinq morts au moins ont été dénombrés comme victimes de ces tirs.

Selon les témoignages recueillis sur place par des journalistes de l'AFP, les émeutiers protestaient également contre le refus affiché par les commerçants locaux d'être payés en monnaie somalienne. Ils n'acceptent que le dollar dont la contrevaleur a été multipliée par quatre depuis 1991, date de la chute de l'ancien président, Siad Barre. Au cours de ces seuls quinze derniers mois, la dévaluation du shilling somalien a été de 100 %, cause d'une inflation galopante.

L'on estime également que les prix des céréales ont été relevés dans la fourchette de 110 à 375 % depuis un an.

Enfin, les désordres imputables aux groupes islamistes ont compliqué davantage encore la situation gravissime de ce pays où 2,5 millions de gens ont besoin d'aide pour survivre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: On a faim ! criaient les Sénégalais   

Revenir en haut Aller en bas
 
On a faim ! criaient les Sénégalais
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Notre faim n'as pas de limite
» [Nothomb, Amélie] Biographie de la Faim
» Pot de balle contre pot de caviar : enrayer la faim dans le monde ?!
» Tirailleur Sénégalais
» Meissa Mbaye, artiste sénégalais, Malakoffiot ;-) et Montpel

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Société-
Sauter vers: