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 "L'UMP n'est plus qu'un bateau ivre" qui "se meurt avec lenteur"

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Alain



Nombre de messages : 160
Date d'inscription : 25/06/2010

MessageSujet: "L'UMP n'est plus qu'un bateau ivre" qui "se meurt avec lenteur"   Mer 11 Juin - 9:47

Le Nouvel Observateur avec AFP - 11.05.2014

"Rien n'est réglé", "ambiance délétère", "agonie"... Au lendemain du bureau politique du parti, les éditorialistes de la presse quotidienne jugent que l'UMP "n'a fait qu'éviter le pire".


La sortie du bureau politique de l'UMP, le 10 juin 2014.

 "La Montagne Centre France" (Jacques Camus)

« L'UMP est donc devenue hier soir "l'Union Momentanée des Pachas". On ne nous en voudra pas de jouer ainsi avec le sigle du parti créé en 2002, et sans doute promis à un inéluctable changement. Car il va de soi que le bureau politique d'hier soir n'a fait qu'éviter le pire avec la désignation transitoire à la tête du mouvement de la 'troïka' de trois anciens Premiers ministres (Fillon - Juppé - Raffarin), flanquée d'un secrétaire général en la personne de Jean-Luc Chatel. En bonne diplomatie politique, cela s'appelle un compromis... À coup sûr, les ambitions personnelles ont encore prévalu hier soir sur la défense de l'intérêt général... D'où le compromis ménageant, dans une défiance réciproque, les intérêts de chacun pour l'avenir. C'est bien entendu sur ce plan-là que rien n'est réglé. Quid de la candidature de Sarkozy à la présidence de l'UMP ? Quid de la ligne politique ? Quid de la primaire pour 2017 ? Toutes ces questions constituent des bombes à fragmentation lente. Elles ne seront pas sans conséquence sur l'avenir de l'UMP. Sans oublier les 'cactus' financiers... Sur tous les plans, l'UMP a bien besoin de se refaire un crédit. »

"La Nouvelle République" (Denis Daumin)

« Alléluia, l'UMP est sauvée et c'est ce bon apôtre de Jean-Pierre Raffarin qui, promptement, vient nous rassurer... Sorti des limbes de l'Histoire, Alain Carignon s'était invité au débat avant-hier, poussant la candidature de Brice Hortefeux, afin de faire d'un triumvirat, qu'il sentait miné par de nouvelles rivalités, un quadrige plus équilibré. L'intéressé jure n'avoir rien demandé, mais, après tout, s'il s'agit de rendre service à qui l'on sait, il veut bien faire le cheval de Troie. Deux précautions valant mieux qu'une, Christian Estrosi s'est senti des ailes lui aussi. Et, hop, le voici en selle pour la présidentielle... Mais l'exercice relève presque davantage de l'endurance, que de la vitesse. Et la course vers l'Élysée n'est pas le carnaval de Nice, il ne suffit pas de se montrer pour être couvert de fleurs et de vivats. Reste Chatel. Personne n'y songeait jusqu'ici. Pas même lui peut-être. Il ne prétend à rien, ça tombe bien. On l'a choisi pour ses vertus régulatrices, isolantes, il suffit de l'écouter. C'est le pôle neutre, il tiendra bien jusqu'au congrès cet automne. Là, on attend une étincelle. Les électrons libres vont s'en charger. Vous avez dit "UMP, moteur à explosion" ? »

"Le Journal de la Haute-Marne" (Christophe Bonnefoy)

« Les Français pourraient quelque part se reconnaître dans la mauvaise passe de l'UMP. Les affaires de famille offrent souvent un bien triste spectacle, à la limite du ridicule... Depuis plusieurs mois, les caciques du parti de Nicolas Sarkozy n'en finissent plus de se déchirer. Quand certains souhaitaient vendre le siège de l'UMP, d'autres voulaient carrément changer le nom. Les plus pessimistes allant jusqu'à prédire sa mort. Mais comme dans toutes les familles, on peut essayer de recoller les morceaux... Hier soir, François Fillon, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin ont donc été confirmés, unanimement, à la direction provisoire du parti, jusqu'au congrès qui se tiendra en automne et devra élire un nouveau président. On s'y attendait. On sentait aussi venir la désignation de Luc Chatel au poste de secrétaire général. Une manière d'apaiser une ambiance devenue délétère. Selon Jean-Pierre Raffarin, "l'UMP est sauvée". Pour combien de temps ? Là est la question. Très vite, le dossier Bygmalion, au hasard, devrait venir exacerber à nouveau les tensions. Et on ne parle même pas de la présidentielle : 2017, c'est déjà demain. Une partie des meubles est préservée. Mais la bâtisse est encore branlante. »

"Dernières Nouvelles d'Alsace" (Pascal Coquis)

« L'immense et triomphant paquebot qu'était l'UMP n'est plus qu'un bateau ivre. Il prend l'eau de toutes parts, il gîte, il tangue, il menace de chavirer à tout instant. Les canots ont déjà été jetés à la mer. Au moins l'équipage a-t-il eu, hier soir, la présence d'esprit et le bon goût d'éviter une nouvelle bagarre de chiffonniers qui aurait conduit à coup sûr l'ancien navire amiral de Nicolas Sarkozy par le fond... Ce mardi, le triumvirat composé des "vieux sages" à la tête de l'UMP depuis la démission forcée de Copé a donc accepté, contraint et forcé, d'offrir un strapontin à Luc Châtel... qui ne pèsera d'aucun poids dans les décisions. Soutien affiché de l'ancien président et copéiste pur sucre, il n'est là que pour sauver les apparences... Au-delà des histoires de clans et de luttes d'ego, au-dessus des ambitions présidentielles déclarées et des petites bassesses du pouvoir, le futur-ex "plus grand parti de France" est au bord de la faillite... Sans parler des suites judiciaires à attendre après la révélation de l'affaire Bygmalion. Pas sûr alors qu'il y aura assez de gilets de sauvetage pour tout le monde. »

"L'Est Républicain" (Alain Dusart)

« La présidentielle de 2017 se joue en ce moment à l'UMP... Le parti gaulliste a connu période plus faste. Hier soir, à l'occasion du bureau politique, l'architecture d'une sortie de crise a été esquissée pour passer l'été. En attendant le congrès cet automne. Si le parti est atomisé, plusieurs vents contraires soufflent. Bien entendu, comme avec les rénovateurs du RPR en bras de chemise de 1989, on devine les ambitions des quadras impatients. Cette nouvelle génération devra encore attendre. Le triumvirat des anciens Premiers ministres, Juppé, Raffarin et Fillon, tiendra-t-il longtemps les digues lorsque sonnera l'heure de la bataille? Si dans les années 2000, Nicolas Sarkozy fut un candidat de rupture providentiel avec le chiraquisme, l'ancien président, auréolé de son expérience, interrompra-t-il le suspense d'ici à l'été ? Car le plus grand danger à l'UMP, c'est la vacance ! D'évidence, il aurait préféré revenir sur scène en 2015. Mais l'urgence s'impose à droite pour remobiliser chevau-légers et artillerie. En 2017, Marine Le Pen rêve d'un nouveau 21 avril 2002. Si l'UMP ne veut pas être victime de ce mauvais tour, l'heure de se retrousser les manches de chemise, presse ardemment ! »

"Midi Libre" (Jean-Michel Servant)

« Le calice jusqu'à la lie. Tel Socrate, l'UMP se meurt avec lenteur. Minée par une guerre civile, la droite républicaine périt à petits feux, faute d'idées nouvelles et de projets ambitieux, capables de maintenir en vie les indignes représentants du gaullisme. Pour prolonger un peu plus longtemps l'agonie, les sages du triumvirat ont choisi de confier l'intérim à Luc Chatel. Un élément neutre, parfaitement compatible avec toutes les factions du parti et, surtout, qui manie à la perfection la langue de bois. Un vrai professionnel du compromis. En voilà un, au moins, qui ne fera d'ombre à personne. Qui suivra le discours officiel sans fausse note. On lui souhaite en tout cas bien du courage. Car jusqu'au prochain congrès de l'automne, l'ancien ministre de l'Éducation nationale va vivre sous influence, le cul entre deux chaises. Coincé entre les pro-Juppé et les Sarkozystes. D'ici à ce que l'ancien président de la République n'annonce son retour aux affaires, on imagine l'état dans lequel finira ce pauvre Luc Chatel : broyé par l'appareil, éclaboussé par les scandales et peut-être corrompu. Un destin banal à l'UMP. »

"La République des Pyrénées" (Jean-Michel Helvig)

« C'est peu dire que Nicolas Sarkozy est moins la solution que le problème de l'UMP depuis deux ans... Jean-François Copé avait toutes les raisons personnelles de barrer la route à François Fillon, mais sans l'aide en sous-main du clan sarkozyste, il ne serait sans doute pas parvenu à saboter seul la victoire annoncée de l'ancien Premier ministre à la tête de l'UMP. Celui-ci n'était-il pas alors l'obstacle principal sur la route de celui qui ne rêve que de revanche personnelle contre François Hollande ? Nicolas Sarkozy n'a pas seulement été un frein à l'expression et l'émancipation de l'UMP comme principale force d'opposition, il en est devenu le boulet paralysant au regard des affaires judiciaro-financières qui tintinnabulent à ses basques. Depuis que l'UMP a réussi à se débarrasser du sulfureux Copé, les Sarkozystes sont à la manœuvre pour empêcher par toutes les chicaneries possibles le trio Juppé - Fillon - Raffarin de prendre toutes les commandes du parti, dès lors que deux d'entre eux sont susceptibles de lui disputer l'investiture présidentielle en 2017. Un "compromis" a été finalement passé... Rendez-vous est pris pour un congrès "refondateur" de l'UMP en novembre. »

(http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140611.OBS0030/l-ump-n-est-plus-qu-un-bateau-ivre-qui-se-meurt-avec-lenteur.html)
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Jean-Marc

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Date d'inscription : 13/07/2007

MessageSujet: Re: "L'UMP n'est plus qu'un bateau ivre" qui "se meurt avec lenteur"   Mer 11 Juin - 17:29

Bertrand en a eu pour son grade, à entendre la vidéo que voici:


Bertrand: pas besoin de Sarkozy pour trouver... par SIPAMEDIA
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