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 Bygmalion : nouvelles charges contre Copé, "impliqué jusqu'au cou"

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Kurt



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Date d'inscription : 27/04/2010

MessageSujet: Bygmalion : nouvelles charges contre Copé, "impliqué jusqu'au cou"   Mer 28 Mai - 9:40

Le Nouvel Observateur - 27.05.2014

Alors que le bureau politique de l'UMP est parvenu à convaincre Jean-François Copé de quitter la présidence du parti, "Le Point" publie de nouvelles révélations.



Il y a eu les premières révélations du "Point" sur une affaire Bygmalion le 27 février. Puis celles de "Libération" le 15 mai dernier. Il y a eu les aveux de l'avocat de la société Bygmalion, Patrick Maisonneuve, lundi 26 mai à 17h. Puis ceux de Jérôme Lavrilleux le même jour à 19 heures. Mardi 27 mai, "Le Point" en remet une louche : l'hebdomadaire apporte de nouvelles précisions sur les ramifications entre Jean-François Copé, les "fausses factures" et la société de communication.

En creux, cette affirmation : Copé ne pouvait pas ne pas être au courant. Poussé à la démission ce matin par le bureau politique du principal parti d'opposition, "Le Point" affirme que le futur-ex-président de l'UMP est "impliqué jusqu'au cou dans le système Bygmalion [et] s'entête à nier l'évidence".

Pas 11, mais 27 millions

Jérôme Lavrilleux, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé, a nié toute malversation hier lors de sa confession sur BFMTV, même si "environ 11 millions d'euros de dépenses liées à la campagne [ont été] ventilées sur d'autres opérations", selon lui. Dans son édition à paraître le 28 mai "Le Point" parle d'une somme de 26,7 millions d'euros qui aurait été versée entre 2011 et 2012 par l'UMP à Event & Cie, filiale événementielle de Bygmalion.

Le magazine épluche les comptes de la société, détaillant les "13 virements". Il affirme que Jean-François Copé a menti lorsqu'il a contesté avoir sponsorisé la start-up créée par deux de ses proches, Bastien Millot et Guy Alves. "En 2012, 95% des revenus d'Event [& Cie ont été] assurés par un seul et même client, l'UMP !" argumente "Le Point".

L'hebdomadaire estime par ailleurs que des "tarifs exorbitants" ont été versés à la société pour l'organisation d'événements, avec des prestations facturées en moyenne à 257.000 euros, dont de nombreuses "conventions bidon" - qui n'auraient, donc, jamais existé. Hier, Jérôme Lavrilleux a parlé de "dérapage sur le nombre - non pas sur la valeur - mais sur le nombre d'événements qui ont été organisés dans le cadre de cette campagne" nécessitant du coup de les facturer à l'UMP.

Un système de rétrocommissions complexe

Bygmalion ? "Un drôle d'alambic qui redistille l'argent touché par l'UMP" affirme le magazine, qui parle de "myriade de sous-traitants" permettant d'éparpiller les versements du parti pour les redistribuer en douce.

Il cite l'exemple d'une société, Léni, spécialisée dans le son et la vidéo, qui a empoché quatre millions d'euros pendant la campagne de Nicolas Sarkozy. Quatre millions, directement versés par la filiale événementielle de Bygmalion. Un certain Jo Alet, "sexagénaire haut en couleur" et déjà condamné à de la prison pour "escroquerie", aurait participé à la campagne de Nicolas Sarkozy pour la société Léni. S'il affirme ne jamais avoir été payé, sa compagne, elle, aurait touché via sa société "1,2 millions d'euros d'un mystérieux client".

Jean-François Copé, bientôt cantonné à son mandat de député-maire de Meaux, serait actionnaire de la société Léni selon l'hebdomadaire, de même que l'UMP et homme d'affaire Charles Beigbeder, qui y a fait entrer son fonds d'investissement.

Le magazine détaille les interconnexions, les "sociétés éphémères" créées dans des paradis fiscaux. L'argent qui revient, qui repart, et qui permet parfois d'éviter que les magouilles se retrouvent sur la place publique. Comme lorsque Sébastien Borivent, chargé des finances de Bygmalion, quitte la société en 2012 aidé par le versement de 130.000 euros. "Le prix de son silence ?", s'interroge "Le Point".

Copé savait

L'hebdomadaire l'admet : "Sans un décodeur, difficile [...] de s'y retrouver dans la nébuleuse Bygmalion." Sur la fin de l'enquête, "Le Point" charge le président de l'UMP, et, pour l'occasion, renomme l'affaire "Copé-Bygmalion".

Alors qu'il était ministre du Budget, Jean-François Copé aurait entretenu des liens avec Emmanuel Limido, banquier aux côtés duquel il aurait négocié la vente en 2007 d'un centre de conférence en France à des Qatariens. Une affaire qui "intéresse aujourd'hui les policiers chargés de l'enquête sur les comptes de l'UMP", selon "Le Point".

D'autant que l'ex-conseiller de Jean-François Copé et actuel PDG de Bygmalion, aurait travaillé pour Emmanuel Limido. Ce dernier détiendrait 45% de la société au travers d'une SARL luxembourgeoise, et aurait créé un fonds d'investissement avec "le frère cadet" de Jean-François Copé. Bref, tout un petit monde interconnecté.

Au vu des relations étroites entre Jean-François Copé et les protagonistes de Bygmalion, "Le Point" affirme sans ambages que le président de l'UMP est "impliqué jusqu'au cou", et que "pour sauver sa tête", il aurait délibérément lâché son bras droit, Jérôme Lavrilleux.

Facile, en effet, de se dédouaner de toute responsabilité, lorsque ce sont les signatures de son directeur de cabinet qui apparaissent sur tous les "ordres de décaissement" du parti.

(http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140527.OBS8602/bygmalion-nouvelles-charges-contre-cope-implique-jusqu-au-cou.html)
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Lam

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MessageSujet: Re: Bygmalion : nouvelles charges contre Copé, "impliqué jusqu'au cou"   Mer 28 Mai - 17:15

Franz-Olivier Giesber prend sa revanche sur Copé qu'il insulte carrément au micro de i>tele, ainsi qu'en témoigne cette vidéo.

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Ghania

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MessageSujet: Re: Bygmalion : nouvelles charges contre Copé, "impliqué jusqu'au cou"   Dim 1 Juin - 18:33

Affaire Bygmalion : "Tout le monde savait" assure Lionel Tardy

Atlantico.fr - 1er.06.2014 |

Le député UMP de Haute-Savoie, l'un des premiers parlementaires du parti à avoir ouvertement critiqué Jean-François Copé, était l’invité ce samedi soir de Laurent Ruquier dans "On n’est pas couché".

Lionel Tardy n'en est pas à son coup d'essai. Le député UMP de Haute-Savoie est connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche. À de nombreuses occasions, il a ouvertement critiqué les instances dirigeantes de son parti. Sa cible favorite ? Jean-François Copé qu’il a déjà plusieurs fois ouvertement critiqué, notamment à propos de l’affaire Bygmalion. Ce samedi soir, Lionel Tardy était l’invité de Laurent Ruquier dans l’émission On n’est pas couché sur France 2. Il est notamment revenu sur son parcours, son entrée en politique, son franc-parler, ses relations avec Copé et Fillon, la présidence de l’UMP, l’affaire Bygmalion, les remous à l'UMP, le futur président du parti… Et comme à son habitude, le député n’a pas eu la lange dans sa poche.

Ainsi il a notamment affirmé : "Bygmalion ce n'est pas une nouveauté. La société est apparue en 2008 à l'Assemblée Nationale quand Jean-François Copé était chef du groupe UMP. Toutes les manifestations du groupe UMP comme les journées parlementaires étaient organisées par Bygmalion. "Quand après, on a su que Bygmalion était aussi dans la campagne présidentielle, on a commencé à se poser des questions". En résumé,  "tout le monde savait", assure-t-il, tout en expliquant qu’il ne manquait plus que la preuve, apportée par le journal le Point. Puis il adresse un nouveau tacle à Jean-François Copé : "Quand il dit dans sa lettre aux militants 'J'ai décidé de me retirer..', c'est bien mais c'est pour la forme. Il a été démissionné."

(https://fr.news.yahoo.com/photos/affaire-bygmalion-monde-savait-assure-lionel-tardy-foto-111523164.html)
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Hérisson

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MessageSujet: Re: Bygmalion : nouvelles charges contre Copé, "impliqué jusqu'au cou"   Lun 2 Juin - 12:20

Triumvirat à l'UMP: Bernard Debré s'en prend à Nadine Morano et Claude Guéant

YAHOO avec AFP | 2.06.2014

Le député UMP Bernard Debré s'en est pris lundi à Nadine Morano et à Claude Guéant, des "battus qui nous donnent des leçons" en jugeant irrégulière l'installation d'un triumvirat formé par Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon à la tête de l'UMP.

"Je vais vous dire très franchement, je ne veux pas être grossier mais ils commencent à nous ennuyer, j'allais dire à nous emmerder." Nadine Morano, "qu'elle se contente d'être député européen, elle n'avait aucun titre à l'être si ce n'est que c'était une récompense parce qu'elle avait été battue, alors on la met là-bas, elle commence à nous casser les pieds", a déclaré M. Debré sur RFI.

Et Claude Guéant? "Il n'est rien. Il a été très proche de Nicolas Sarkozy, très bien, mais il s'est fait battre aux élections législatives. Tout ceux qui ont été battus nous donnent des leçons", a-t-il poursuivi.

"La totalité du staff de la direction de l'UMP a démissionné. Quand Madame Nadine Morano nous dit il fallait mettre Luc Chatel.... Mais il a démissionné !", a insisté le député de Paris.

L'UMP s'est dotée d'un triumvirat formé par les trois anciens Premiers ministres avant le congrès prévu en octobre, à la suite de la démission de Jean-François Copé, fragilisé par l'affaire Bygmalion. Mme Morano et M. Guéant, soutiens de Nicolas Sarkozy, ont invoqué les statuts du parti selon lesquels un intérim doit être assuré par le vice-président.

Sur RMC, le député UMP de la Marne Benoist Apparu, proche d'Alain Juppé, a usé du même argument que M. Debré: "il n'y a plus de vice-président puisque toute la direction de l'UMP, Luc Chatel compris, a démissionné."

Quant à Jean-François Copé, "il faudra qu'il me convainque qu'il n'était pas au courant. S'il n'était pas au courant de l'évaporation de plusieurs millions, il y a au moins 11 millions, il faut qu'il parte de toute façon" car il est "incompétent ou complice", selon M. Debré.

Le député de Paris a redit son opposition à un retour de Nicolas Sarkozy. "L'avenir est toujours devant lui mais il a une grande partie derrière lui. Je ne suis pas favorable à ce qu'il revienne, on ne peut pas être et avoir été, on ne peut pas regarder en permanence dans le rétroviseur. Nous avons des jeunes talents à l'UMP, nous avons des jeunes d'avenir, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Luc Chatel, Wauquiez, Le Maire... On en a plein!"

(https://fr.news.yahoo.com/triumvirat-%C3%A0-lump-bernard-debr%C3%A9-sen-prend-%C3%A0-074841214.html)
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Ouarziguen



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MessageSujet: Re: Bygmalion : nouvelles charges contre Copé, "impliqué jusqu'au cou"   Dim 15 Juin - 9:05

Affaire Bygmalion : les étranges conventions à 299.000 euros

Le Figaro.fr - 13.06.2014
par Marc de Boni

LE SCAN POLITIQUE - L'hebdomadaire Marianne s'est procuré le rapport interne de l'UMP qui compile notamment la liste des conventions fictives facturées par Bygmalion à la demande du parti.

Au lendemain de l'explosion du scandale Bygmalion, Jean-François Copé annonçait à la presse avoir demandé un rapport interne: il s'agissait de faire la lumière sur la pratique visant à «ventiler les comptes de campagne» de Nicolas Sarkozy en 2012, telle que Jérôme Lavrilleux l'a présentée.

Ce document de sept pages - rapport réalisé par Eric Cesari -, ex-directeur général de l'UMP et supérieur de Lavrilleux pendant la campagne, a été publié par l'hebdomadaire Marianne . Il se compose de plusieurs volets. Le premier détaille 34 des 42 meetings (une dépense totale de 19 millions d'euros) donnés par Nicolas Sarkozy pendant la campagne. La fourchette des prix va de 6912 euros pour le premier meeting de Joigny le 15 février 2012, jour de la déclaration de candidature du candidat de l'UMP, à 893.412 euros pour le meeting de Villepinte le 11 mars 2012.

18 conventions à 299.000 euros

Le second volet présente la liste des événements organisés entre janvier et juin 2012, pour un total de 19 millions d'euros. Parmi lesquels figurent les fameuses conventions fictives révélées par le journal Libération, que l'avocat de Bygmalion a présenté comme de faux évènements facturés à la demande de l'UMP. On retrouve notamment la convention du 30 mai intitulée « rencontre avec Pierre Lellouche » pour laquelle le député de Paris a porté plainte après avoir nié son existence.

Son montant, 299.000 euros, est au centime près identique à celui de 18 autres conventions facturées entre le 12 mars et le 30 mai 2012. Se retrouvent pêle-mêle des colloques « pour une mondialisation équitable », un « conseil national du club Nouveau siècle » (composante de l'UMP à laquelle appartient Xavier Bertrand), un colloque « stratégie après le premier tour » ou encore une rencontre avec la fondation Konrad Adenauer.

Les hypothèses d'Éric Cesari

Éric Cesari propose ensuite une série d'hypothèses pour expliquer les dysfonctionnements. La plus probable, selon lui, serait que « des engagements de dépenses et des factures ont été signés alors qu'ils ne correspondaient à aucune prestation réelle et ce avec une intention frauduleuse de l'un ou plusieurs des signataires trompant les autres ». « Le problème de l'émission de la facture par le prestataire est posé », ajoute-t-il semblant viser la société Bygmalion et ses filiales.

Problème: selon Marianne , Eric Césari, qui était en charge de l'organisation des meetings, disposait de la délégation de signature durant la campagne présidentielle. Selon Libération, il était même le seul à signer les devis des conventions fictives.

Après le bureau politique de mardi, Eric Cesari a été écarté de la direction générale de l'UMP au profit de Philippe Gustin, proche de Luc Chatel.

(http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2014/06/13/25006-20140613ARTFIG00296-affaire-bygmalion-les-etranges-conventions-a-299000-euros.php)
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Nabila

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MessageSujet: Re: Bygmalion : nouvelles charges contre Copé, "impliqué jusqu'au cou"   Mer 18 Juin - 11:21

Affaire Bygmalion : le texto de Lavrilleux qui mouille Copé et Sarkozy

Francetv.info - 17.06.2014

Selon un SMS de l'ancien directeur adjoint de la campagne présidentielle de 2012, Jean-François Copé avait alerté Nicolas Sarkozy du dérapage des dépenses liées à la campagne présidentielle.

Ce sont quelques caractères qui pourraient considérablement gêner Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé dans le scandale Bygmalion. Dans une lettre adressée au parquet, et révélée par Le Figaro (pour abonnés) mardi 17 juin, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, Guillaume Lambert, livre le contenu d'un texto embarrassant : celui-ci indique en effet explicitement que le patron de l'UMP a alerté le président de la République d'alors du dérapage des dépenses liées à sa campagne présidentielle.

Ce SMS aurait été envoyé à Guillaume Lambert par Jérôme Lavrilleux, alors directeur adjoint de la campagne et bras droit de Jean-François Copé, le 28 avril 2012, à 12h19. Le soir-même, Nicolas Sarkozy doit tenir un meeting à Clermont-Ferrand. "Jean-François ne vient pas à Clermont, il y est allé la semaine dernière. Louer et équiper la deuxième halle est une question de coût. Nous n'avons plus d'argent. JFC [Jean-François Copé] en a parlé au PR [président de la République]." Finalement, le coût de ce meeting déclaré à la commission des comptes de campagne sera de 154 706 euros, pour un prix réel de 623 293 euros, selon le site Mediapart.

Un dépassement du plafond de 17 millions d'euros ?

Ce texto ne permet pas de savoir si Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé ont ensuite été mis au courant de la mise en place d'un système présumé frauduleux pour maquiller les dépassements des frais de la campagne. En revanche, il prouve que les deux personnes indiquées dans le SMS étaient au moins au courant de l'envolée des dépenses liées à l'organisation des meetings, des déplacements, etc.

Selon plusieurs médias, dont Mediapart, la dernière campagne de Nicolas Sarkozy a coûté au total 39 millions d'euros, soit 17 millions de plus que le plafond légal, fixé à 22,5 millions d'euros. Pour tenter de cacher ce dépassement illégal, l'UMP aurait pris à sa charge une partie des dépenses, tandis que les montants des meetings déclarés par le candidat Sarkozy à la commission des comptes de campagne auraient été largement minorés.

(http://www.francetvinfo.fr/politique/affaire-cope/affaire-bygmalion-le-texto-de-lavrilleux-qui-mouille-cope-et-sarkozy_625339.html)
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karou

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MessageSujet: Re: Bygmalion : nouvelles charges contre Copé, "impliqué jusqu'au cou"   Sam 28 Juin - 11:21

Comptes de campagne : Sarkozy était «au courant», selon Debré

Le Parisien.fr - 27.06.201

Nouvelle charge de Bernard Debré contre Nicolas Sarkozy. Après que le député UMP de Paris ait estimé la semaine dernière qu'il fallait « couper les branches mortes » du parti, ce proche de François Fillon cible de nouveau l'ex-président de la République ce vendredi.

Interrogé sur les dépassements de la campagne présidentielle de 2012, Bernard Debré répète au micro de Sud Radio que Nicolas Sarkozy était au courant. Et c'est même « sa faute » si les comptes de campagne ont ainsi explosé. Selon lui, l'ancien chef de l'État s'emportait à chaque évocation de ces dépassements.

« C'est un homme qui est pétulant, plein de vigueur. C'est ça qui donne le danger. Quand il a fait sa campagne, on lui disait "Mais attends Nicolas, on dépasse !" » Ce à quoi le président aurait répondu : « M'en fous ! Qu'est-ce que ça veut dire? Tu veux que je sois pas élu, tu veux que je sois battu? » Et Bernard Debré d'en conclure: « C'était impossible de gérer donc il était au courant, c'est de sa faute bien entendu. »

« Vider l'UMP d'un grand coup de bistouri! »

Quant à prendre la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy « est tellement au dessus des autres que l'on se demande s'il n'est pas sur la planète mars », tacle Bernard Debré avant de partager sa crainte que l'ex-Président « ne tue l'UMP pour s'assurer qu'il n'aura pas de compétiteur autour de lui » en 2017.

L'actuel patron de l'UMP n'est pas non plus en reste. Pour Bernard Debré, l'implication de Jean-François Copé dans l'affaire Bygmalion, objet d'une information judiciaire ouverte ce vendredi, est « totale »: « Jérôme Lavrieux que je connais a toujours été un spadassin, aux côtés de Jean François Copé. Il était là pour les basses œuvres mais il disait tout à tout le monde. Je n'imagine pas une seule seconde qu'il ait pu prendre une initiative tout seul. Bygmalion, c'est à l'initiative de Jean-François Copé et les dépassements de campagne, c'est évidemment avec l'accord de Nicolas Sarkozy », résume le député de Paris. « À l'UMP, il y avait des abcès, il faut les vider d'un grand coup de bistouri! » conclu ce médecin de profession.

(http://www.leparisien.fr/politique/comptes-de-campagne-sarkozy-etait-au-courant-c-est-de-sa-faute-selon-debre-27-06-2014-3958741.php)



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