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 Bygmalion: Copé prêt à porter plainte pour sauver sa tête

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Jean-Marc

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Nombre de messages : 301
Date d'inscription : 13/07/2007

MessageSujet: Bygmalion: Copé prêt à porter plainte pour sauver sa tête   Sam 24 Mai - 20:34

Libération.fr - 24.05.2014
par Alain AUFFRAY

Jean-François Copé va tenter de convaincre mardi le bureau politique de l'UMP qu'il s'est laissé abuser par ses plus proches collaborateurs dans cette affaire de folles factures. Dur à croire.

Comment les caisses de l’UMP ont-elles été méthodiquement siphonnées ? Jean-François Copé a promis des explications aux quarante membres du bureau politique de l’UMP convoqués mardi matin à l’Assemblée nationale. Au même moment, l’ancien trésorier du parti Dominique Dord, ennemi juré de Copé, planchera sur le même sujet, à Nanterre, devant les enquêteurs de la police judiciaire.

Dans son zèle à mettre "tout sur la table", le président de l’UMP confirmera ce que révélait Libération le 15 mai. Il pourrait même aller au-delà: entre janvier et juin 2012, ce sont près de 70 "conventions" plus ou moins fictives qui auraient été facturées près de 18 millions d’euros (avec 55 conventions, Libé avait quasiment la collection complète).

S’il ne change pas d’avis d’ici là, Copé s’en tiendra à la ligne de défense qu’il a adoptée dimanche dernier : il ne savait rien de ce système de fausse facturation qu’il a découvert grâce à Libé qui mérite d’en être remercié. Il protestera de nouveau de son honnêteté, s’indignera qu’on ose soupçonner que le butin du pillage aurait servi à alimenter son "trésor de guerre".

Si ce n’est lui, serait-ce donc le gourmand Sarkozy qui aurait explosé le plafond autorisé de ses dépenses de campagne (22,5 millions) ? À défaut de répondre clairement, Copé ne se prive pas de le suggérer. Il n’hésite pas, dans cette affaire, à se décrire comme l’innocente victime de manœuvres qui le dépassent. Avant la réunion de mardi, chacun s’attend à ce qu’il décide de se séparer des deux têtes de la machine UMP : son directeur de cabinet Jérôme Lavrilleux et le directeur général du parti Eric Cesari. Ce dernier n’a jamais caché son indéfectible fidélité à Nicolas Sarkozy qui l’a installé à ce poste en 1984. Quand au second, il cumulait début 2012 les fonctions de bras droit de Copé et de directeur adjoint de la campagne présidentielle, spécialement chargé de la logistique des meetings.

Copé victime, dur à avaler

Copé victime ? Les membres du Bureau politique auront un peu de mal à l’avaler. Car tous les acteurs clé du système, ceux qui facturent comme ceux qui rendent possible le paiement, sont de très proches du député maire de Meaux. Ce sont ses créatures. Il les a formées et façonnées. De la marie de Meaux à l’UMP en passant par les ministères et le parlement, ils l’accompagnent dans son ascension depuis plus de dix ans.

À commencer bien sûr par Bastien Millot, l’ex-patron de Bygmalion dont la filiale Event a été créée à l’automne 2010, alors même que Copé se voyait confier les clés du parti par Nicolas Sarkozy. Pour payer ses extravagantes factures du premier semestre 2012, il a fallu  présenter au trésorier du parti – seul habilité à signer les chèques - des "engagements de dépenses" portant quatre signatures, comme l’expliquera sans doute Dominique Dord aux enquêteurs de la PJ.

La première est celle de celui qui formule "l’expression du besoin". S’agissant de conventions thématiques, ce devrait être le directeur de la communication du parti Pierre Chassat, un juriste qui a rejoint Copé au porte-parolat du gouvernement Raffarin. Viennent ensuite les deux responsables administratifs : les salariés du parti Fabienne Liadze et Eric Cesari. La signature finale revenant à l’incontournable Lavrilleux. On trouve donc, aux deux bouts de la chaîne, ceux qui jugent de l’opportunité politique des dépenses, les deux plus fidèles collaborateurs de Copé. S’ils existent toujours, ces "engagements de dépenses" qui ont permis d’honorer les folles factures d’Event reposent à l’abri, au siège du parti de la rue de Vaugirard, dans la pièce que Copé a fait placer sous scellés en mars dernier, après les accusations de surfacturation lancées par Le Point.

Les chefs de la droite présents au bureau politique de mardi voudront-ils se laisser convaincre que Copé a été trahi par ses plus proches collaborateurs et amis? Cela paraît peu vraisemblable. Mais il est prêt à tout pour garder ce fauteuil de président, si chèrement acquis – plutôt volé, dit Fillon - en novembre 2012. Déjà en train de recruter une nouvelle équipe, il serait même disposé, pour démontrer sa bonne foi, à porter plainte. Sous quelle forme ? Contre ses précieux "Copé-boys" ? La farce de l’UMP tournerait à la tragédie grecque. Une plainte contre X? Cela élargirait considérablement la portée du radar judiciaire, jusqu’à la porte de Nicolas Sarkozy.

Ce samedi, les fillonistes consternés se demandaient si le député-maire de Meaux n’était pas en train de réussir à convaincre les prétendants à la bataille de 2017 - Bruno Le Maire, Xavier Bertrand et même Alain Juppé - qu’il était dans leur intérêt de le laisser, agonisant et inoffensif, à la tête du parti. "Ce serait notre Guerini", commente un ex-ministre éffaré.

(http://www.liberation.fr/politiques/2014/05/24/ump-70-conventions-louches-ont-ete-facturees_1025880)
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Aharbal

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Nombre de messages : 334
Date d'inscription : 27/05/2007

MessageSujet: Re: Bygmalion: Copé prêt à porter plainte pour sauver sa tête   Lun 26 Mai - 17:47

L'UMP sous l'oeil de la justice, Copé poussé à la démission

Reuters – 26.05.2014
par Sophie Louet, avec Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - L'"affaire Bygmalion", qui ébranle l'UMP, a pris lundi une nouvelle dimension judiciaire avec l'audition de trois députés, dont l'ancien ministre Pierre Lellouche qui a estimé que la question du maintien de Jean-François Copé était posée.

À l'issue de son audition à la mi-journée, comme témoin, par la police judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine), le député "filloniste" de Paris a annoncé avoir porté plainte pour "usurpation d'identité", "abus de confiance" ou "escroquerie".

Au lendemain de la charge de François Fillon, qui juge que l'"honneur" de sa famille politique "est mis en cause", des proches de l'ancien Premier ministre réclament ouvertement la tête du président de l'UMP, tel Bernard Debré pour qui "Copé doit partir avec une partie de son équipe".

"Je ne vois pas comment il va pouvoir rester à la tête de l'UMP", a dit pour sa part Lionel Tardy.

"Que l'on mette éventuellement (Alain) Juppé et (Jean-Pierre) Raffarin pour qu'ils puissent, de façon transitoire, gérer mais aussi impulser des idées", a suggéré Bernard Debré.

Jean-François Copé, fragilisé par l'échec du parti d'opposition aux européennes face à un FN triomphant, a promis de faire toute la transparence mardi matin sur les soupçons de malversations financières visées par la justice, lors d'un bureau politique qui pourrait décider de son sort.

Le député-maire de Meaux a réaffirmé lundi sur BFM TV qu'il ne savait "rien du tout" des surfacturations présumées évaluées à quelque 20 millions d'euros au profit de la société de communication Bygmalion, fondée par deux de ses proches, lors de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Les faits ont été révélés par Le Point et Libération.

"Je faisais confiance par définition aux gens dont c'était le métier", a-t-il expliqué, répétant ne pas avoir été au fait de la gestion quotidienne du parti. "Je n'ai pas considéré que ma mission était de repasser derrière" les experts-comptables et les commissaires aux comptes.

"IL FAUT ASSAINIR TOUT ÇA"

Pour Pierre Lellouche, cet argumentaire est difficilement tenable.

L'ancien secrétaire d'État aux Affaires européennes de Nicolas Sarkozy a découvert dans Libération que son nom était associé à une facture de 299.000 euros au profit de Bygmalion pour l'organisation d'une convention sur l'accès au crédit le 30 mai 2012 à laquelle il assure ne pas avoir participé.

Entendu en tant que témoin par la police judiciaire, Pierre Lellouche a dénoncé à sa sortie "une sorte de viol".

"Il y a des règles comptables, il y a des gens qui signent les bordereaux de commandes : soit ils ont été abusés, soit il y a des complicités", a-t-il dit aux journalistes.

"On ne peut pas laisser l'UMP au rythme de la justice. La justice va enquêter, mais ça va prendre des mois (...) Il faut que le bureau politique du parti, nos collègues au groupe, prenions leurs responsabilités. Clairement, la direction de l'UMP doit changer, il faut assainir tout ça", a-t-il ajouté.

L'élu a décidé de porter plainte pour "usurpation d'identité", "escroquerie" si l'UMP est victime, "abus de confiance" si le parti est complice, a précisé à Reuters son avocat, Me Olivier Schnerb.

Le député Arnaud Robinet, dont le nom est associé à une réunion datée du 21 mars 2012 sur le thème de la réforme des retraites pour près de 300.000 euros, devait également être entendu, ainsi que le "filloniste" Dominique Dord, qui avait succédé à Eric Woerth en août 2010 au poste de trésorier.

ISSUES DE SECOURS

Dominique Dord avait démissionné en novembre 2012 au plus fort de la guerre entre Jean-François Copé et François Fillon pour la présidence de l'UMP.

Dans L'Express, récemment, il confiait avoir fait part de ses doutes à Nicolas Sarkozy : "Tu es sûr que tu ne laisses pas les copains de Jean-François (Copé) se gaver? Il m'avait répondu: 'Non! Les surfacturations? C'est improuvable!'".

Désormais, lâche l'un de ses adversaires, "Copé est pris à la gorge".

Le président de l'UMP, qui se réserve la possibilité de porter plainte contre "X" au nom du parti, n'envisage pas une démission. Son mandat expire théoriquement en novembre 2015.

Au nombre des "initiatives" promises lors de la réunion du bureau politique, prévue à 08h30, Jean-François Copé pourrait évoquer l'instauration d'un comité de surveillance, une forme de tutelle, ou la réalisation d'un audit.

Le nom de René Ricol, ancien commissaire aux comptes, a circulé dans certains médias, mais celui-ci a déclaré au Point avoir décliné cette mission "ridicule". "Il n'est pas question de procéder à un tel audit dans la mesure où une information judiciaire est en cours", explique-t-il.

L'hypothèse d'un sacrifice d'une partie de la garde rapprochée de Jean-François Copé est aussi évoquée. Son bras droit Jérôme Lavrilleux, qui fut directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy, pourrait être écarté à la faveur de son élection au Parlement européen, de même que le sarkozyste Eric Cesari, directeur général de l'UMP.

"À l'heure où je vous parle, je n'ai pris aucune décision de cette nature", a dit Jean-François Copé sur BFM TV.

Pierre Lellouche "trouve tout à fait étonnant que le nom de Jérôme Lavrilleux soit mentionné le jour même où il est élu député européen". "S'il y avait un problème, il ne fallait pas le désigner comme tête de liste aux européennes", a-t-il dit.

(https://fr.news.yahoo.com/lump-sous-loeil-la-justice-cop%C3%A9-pouss%C3%A9-%C3%A0-130851709.html)
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