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 Le capitalisme s'essouffle dangereusement

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Aharbal

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Nombre de messages : 334
Date d'inscription : 27/05/2007

MessageSujet: Le capitalisme s'essouffle dangereusement   Jeu 2 Juil - 22:30

Parce que l'on n'avait pas prévu les limites du capitalisme, comme les avaient pourtant si bien décrites Marx et ses adeptes, le monde se retrouve aujourd'hui brutalement pris au piège d'un processus qui va à contre-courant de ses attentes légitimes.

La crise économique, qui lamine le fruit du labeur de générations entières, débouche inexorablement sur une catastrophe humanitaire que l'on à peine à contenir et à juguler. Elle a pour nom le chômage. Or, malgré toutes les solutions de replâtrage mises en oeuvre partout dans le monde avancé, pour tenter de l'enrayer, le chômage continue au contraire de croître et de menacer l'équilibre de la société. Les travailleurs, perdus dans une jungle que, pourtant, ils n'ont en rien contribué à créer, se retrouvent coincés entre le devoir de survivre et l'obligation de boire le calice jusqu'à la lie.

Ainsi, sont-ils refoulés de leur poste de travail sans autre ménagement que celui de se contenter de la vague promesse d'être recasés dès que la conjoncture le permettra. Ainsi, l'on divise les postes de travail en y affectant deux salariés à mi-temps, le tout étant d'assurer à l'un comme à l'autre le minimum pour survivre. Mais, l'on ne s'arrête pas là. L'imagination aidant, comme aux Etats-Unis, par une autre espèce de chantage à l'emploi, l'on entreprend sans gêne désormais de forcer la main aux travailleurs pour qu'ils acceptent contre leur gré une diminution de leur salaire, laquelle pouvant aller jusqu'à 10 %. Les syndicats réduits en même temps au silence sont tenus d'avaliser, malgré les dispositions contraires de la loi, en dépit des effets négatifs que cela entraîne sur le devenir des travailleurs et la préservation de leur niveau de vie.

Petit à petit le système s'installe malheureusement et se développe à grande vitesse à travers tous les secteurs professionnels sans distinction. L'automobile comme l'informatique, les médias comme le reste, partout l'on ne parle que de réduire les salaires. D'ores et déjà l'on pense à l'instaurer en Europe et partout dans le monde dit industrialisé.

Du coup, tout le processus économique est déréglé : la reprise de la consommation, sur laquelle l'on fondait des espoirs de relance pour faire redémarrer la machine économique, se grippe. Les ménages, préoccupés par leur lendemain, s'inquiètent. Ils réfléchissent par deux fois avant de se séparer de leurs économies pour acheter un produit durable ou simplement pour partir en vacances. Comme les banques sont de moins en moins sûres, les bas de laine ressortent et sont au goût du jour. Au final, tout s'engage dans la voie inverse du salut tant souhaité. Le phénomène s'amplifie, prend des proportions. Mais, jusqu'à quand ?
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Houhou

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Nombre de messages : 243
Date d'inscription : 24/05/2007

MessageSujet: Re: Le capitalisme s'essouffle dangereusement   Jeu 2 Juil - 22:52

Selon les statistiques fournies aujourd'hui par le ministère du Travail, les USA comptent désormais un chiffre de 14,7 millions de chômeurs, soit le double de celui enregistré au début de la récession en 2007.

En sus de ce nombre important, 6,4 millions de travailleurs nouveaux en quête d'un emploi ne sont pas comptés dans le système de recensement américain.

Tous les secteurs sont touchés par le chômage, à l'exclusion de ceux de l'éducation, de la santé et de certains services. Autrement dit, la machine à fabriquer des chômeurs ne fait aucun discrimination. Et cela inquiète d'autant plus que, depuis quatre mois, les chiffres sont constamment revus à la hausse : pour le mois de juin, 467000 suppressions d'emplois ont été enregistrées tandis qu'on en attendait entre 363000 et 365000, l'industrie étant le secteur le plus touché.
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Tinhinane

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Nombre de messages : 233
Date d'inscription : 12/05/2007

MessageSujet: Re: Le capitalisme s'essouffle dangereusement   Dim 5 Juil - 20:14

En France, où l'entreprise Osram a exercé une espèce de chantage à l'emploi en imposant une diminution de salaire de 12,5 %, sanctionnée par un licenciement pur et simple des salariés refusant de s'y prêter, la justice a dit non carrément.

LCI, relatant les faits, s'est fendue d'un commentaire assez instructif que voici :

********************************************************************
Osram - La justice gèle les baisses imposées de salaires

La justice a ordonné vendredi le gel du licenciement de 108 salariés de l'entreprise Osram, congédiés pour avoir refusé une baisse de 12,5% de leur salaire. Rassemblés devant les grilles du tribunal de grande instance de Saverne, des dizaines de salariés ont accueilli la nouvelle par des cris de soulagement et ont réclamé la démission du président d'Osram France, André Le Bihan, copieusement hué à sa sortie de l'audience. Le prochain rendez-vous dans ce dossier est fixé dans trois mois : d'ici là, le cas est confié à un médiateur.

A l'origine du conflit, l'évolution de la réglementation européenne sur les luminaires : les ampoules à incandescence vont être progressivement retirées du marché, remplacées par des ampoules à basse consommation, et ne doivent donc plus être produites. La filiale du groupe allemand Siemens doit donc fermer ses lignes de fabrication d'ampoules directement concernées.

L'entreprise a soumis, en début d'année, à 600 de ses 800 salariés, un avenant au contrat de travail prévoyant une baisse du taux horaire de rémunération de 12,5% en trois ans "pour pérenniser l'emploi". Osram a expliqué cette mesure par la nécessité d'améliorer la compétitivité du site. La proposition a été refusée par 108 employés - et ces 108 employés se sont trouvés directement menacés d'être licenciés. A la suite de cette proposition, la direction d'Osram a été assignée en justice par FO et le comité d'entreprise. Leur avocat a demandé au tribunal d'annuler tant les avenants au contrat de travail que le plan social au nom de la primauté des accords collectifs sur le contrat de travail.

Une manière de contourner l'accord sur les 35 heures ?

Selon l'avocat des salariés, les projets de la direction visent tout simplement à contourner l'accord sur la réduction du temps de travail en s'affranchissant des contraintes liées à sa dénonciation. L'accord de 1999 prévoyait 35 heures payées 39, moyennant un gel des salaires pendant trois ans. Les 12,5% de baisse imposées en 2009 ont été calculées pour permettre à celui qui accepte de revenir à 39 heures de conserver sa rémunération. "Tout ça, c'est une usine à gaz, c'est frauduleux", a affirmé l'avocat, pour qui la direction de l'entreprise est "très bête ou très machiavélique".

"Le projet, c'est de maintenir le site de Molsheim", a protesté l'avocat de la direction. "Les coûts sont supérieurs de 16 à 19% aux coûts allemands et la grande majorité des compétiteurs d'Osram sont déjà dans les pays de l'Est". Il a mis en avant les projets de reconversion du site dans la logistique et les ampoules halogènes à économie d'énergie.

Mais le président du tribunal, Henri Ontabilla, s'est fait préciser le chiffre d'affaires de Siemens - 400 milliards d'euro -, pour en conclure qu'un tel niveau, "quasiment le budget d'un petit Etat", donnait à l'entreprise une responsabilité économique, mais aussi sociale. "A propos de réduction des coûts, est-ce que le groupe Siemens a prévu un plan de réduction des dividendes versés aux actionnaires ?", a-t-il demandé. Puis, revenant au droit, le juge a souligné qu'il aboutissait parfois "à de mauvaises solutions". D'où sa proposition de médiation faite après avoir évoqué les risques de fermeture du site ou de détérioration du climat social que pourrait entraîner sa décision. La direction et les salariés ont désormais quinze jours pour se mettre d'accord sur le nom d'un médiateur.
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