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| | Qui est en ligne ? | Il y a en tout 2 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 2 Invités :: 1 Moteur de recherche Aucun Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 17 le Jeu 27 Sep - 17:46 | | | Chirac rattrapé par les affaires | Mar 26 Juin - 19:59 par Nassima | Pour éluder, sans doute, ses responsabilités dans l’affaire Clearstream, Jacques Chirac s’est dit indisponible pour témoigner, l’article 67 de la Constitution stipulant qu’un président n’est « pas responsable des actes accomplis en cette qualité ». Formuleé autrement, cette déclaration vaut aveu implicite dans cette histoire rocambolesque.
Là-dessus pourtant, deux promoteurs : Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin sont déjà arrêtés ; deux ministres ont été entendus (Villepin et Alliot-Marie), ainsi que le général Rondot. Et Chirac, le témoin que tout désigne comme l’homme à protéger, le PR, comme l’écrit Rondot, au lieu de président de la République, s’esquive pour ne pas s’expliquer notamment sur la question du compte présumé ouvert à son nom au Japon, avec un solde de 300 millions de francs.
Des cadres de la DGSE, auxquels l’on a tenté, en 2002, d'imputer l’origine de la rumeur, puis de "l’affaire japonaise" ont vu leur nom s’aligner dans les listes falsifiées de Clearstream. Autrement dit, tous ceux qui sont suspectés d’avoir joué un rôle dans la transmission des informations sur le président de la République sont inclus dans ces listes, observe la partie civile intéressée à l’affaire. Pour rappel, ces fameuses listes portaient sur des transferts de sommes importantes sur des comptes gérés par la banque Clearstream, établie au Luxembourg, l’un des nombreux paradis fiscaux d’Europe.
Les enquêtes et contre-enquêtes menées à l’époque et plus tard par la DGSE semblent avoir beaucoup gêné le président Chirac et son entourage. Aussi, les retombées étaient-elles dissuasives : nombre de responsables de cette centrale du renseignement ont été démis de leurs fonctions ou mutés.
Les traces ont été ainsi plus ou moins effacées, rendant la mission des juges d’instruction, chargés de l’affaire, d’autant plus difficile qu’elle se heurte au manque total de coopération de l’ancien président de la République.
En toile de fond, il y a également les liens de Chirac avec Hariri, le Premier ministre libanais qui a trouvé la mort dans un attentat à Beyrouth ; il y a aussi l’enfant naturel laissé au Japon et le compte lui-même de 300 millions, toutes choses qu’il importe d'élucider en profondeur.
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