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 Chirac rattrapé par les affaires

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Nassima



Nombre de messages: 119
Date d'inscription: 02/06/2007

MessageSujet: Chirac rattrapé par les affaires   Mar 26 Juin - 19:59

Pour éluder, sans doute, ses responsabilités dans l’affaire Clearstream, Jacques Chirac s’est dit indisponible pour témoigner, l’article 67 de la Constitution stipulant qu’un président n’est « pas responsable des actes accomplis en cette qualité ». Formuleé autrement, cette déclaration vaut aveu implicite dans cette histoire rocambolesque.

Là-dessus pourtant, deux promoteurs : Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin sont déjà arrêtés ; deux ministres ont été entendus (Villepin et Alliot-Marie), ainsi que le général Rondot. Et Chirac, le témoin que tout désigne comme l’homme à protéger, le PR, comme l’écrit Rondot, au lieu de président de la République, s’esquive pour ne pas s’expliquer notamment sur la question du compte présumé ouvert à son nom au Japon, avec un solde de 300 millions de francs.

Des cadres de la DGSE, auxquels l’on a tenté, en 2002, d'imputer l’origine de la rumeur, puis de "l’affaire japonaise" ont vu leur nom s’aligner dans les listes falsifiées de Clearstream. Autrement dit, tous ceux qui sont suspectés d’avoir joué un rôle dans la transmission des informations sur le président de la République sont inclus dans ces listes, observe la partie civile intéressée à l’affaire. Pour rappel, ces fameuses listes portaient sur des transferts de sommes importantes sur des comptes gérés par la banque Clearstream, établie au Luxembourg, l’un des nombreux paradis fiscaux d’Europe.

Les enquêtes et contre-enquêtes menées à l’époque et plus tard par la DGSE semblent avoir beaucoup gêné le président Chirac et son entourage. Aussi, les retombées étaient-elles dissuasives : nombre de responsables de cette centrale du renseignement ont été démis de leurs fonctions ou mutés.

Les traces ont été ainsi plus ou moins effacées, rendant la mission des juges d’instruction, chargés de l’affaire, d’autant plus difficile qu’elle se heurte au manque total de coopération de l’ancien président de la République.

En toile de fond, il y a également les liens de Chirac avec Hariri, le Premier ministre libanais qui a trouvé la mort dans un attentat à Beyrouth ; il y a aussi l’enfant naturel laissé au Japon et le compte lui-même de 300 millions, toutes choses qu’il importe d'élucider en profondeur.
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Aharbal



Nombre de messages: 147
Date d'inscription: 27/05/2007

MessageSujet: Re: Chirac rattrapé par les affaires   Mer 27 Juin - 18:17

Redevenu simple justiciable, le président Chirac devra probablement occuper la une de tous les journaux, d’ici quelques semaines. C’est le temps demandé pour que les dossiers judiciaires multiples, ouverts depuis son passage à la mairie de Paris, soient réexaminés en profondeur, notamment par la Cour de cassation.

L’un d’eux porte sur les emplois fictifs de la Ville de Paris, instruit à Nanterre, par le juge Philibeaux. Il se compose de pas moins de 15 volumes de 30 000 pages et vise la rémunération frauduleuse, dans les années 90, de nombreux cadres du RPR par la ville de Paris et par des entreprises de B.T.P. Sur ce sujet, en particulier, Jacques Chirac est passible de prison pour "prise illégale d’intérêt, recel et abus de biens sociaux".

Dans un second, la Cour de cassation a donné implicitement son accord pour son audition dans une affaire de "détournement de fonds publics", en rejetant les demandes d’annulation de procédure. Chirac encourt également la même peine.

Un autre encore le compromet à cause d’une lettre signée par lui, le 16 décembre 1993, dans laquelle il demande une augmentation de salaire au profit de Mme Farard, une fonctionnaire de la Ville de Paris affectée exclusivement au service du RPR, l’ancien parti qu’il avait créé et présidé jusqu’à son arrivée à la présidence de la République, et ce de 1983 à 1994, selon la déclaration même de l’employée.

Un suivant le met en cause à propos d’une quarantaine d’emplois de complaisance accordés comme "chargés de mission" à des personnalités de son entourage, entre 1977 et 1995.

Il lui est reproché, enfin, d’avoir illégalement servi des salaires au profit notamment du chauffeur d’un ancien préfet de Paris, de ses propres collaborateurs du temps où il était député de Corrèze, d’un député UMP de Paris, Jean de Gaulle et enfin du frère de Louis Debré actuellement président du Conseil constitutionnel.

Il faut rappeler que quatre directeurs de cabinet de Jacques Chirac, maire de Paris, de 1983 à 1995, Robert Pandraud, Daniel Naftalski, Michel Roussin et Rémy Chardon sont déjà mis en examen pour "détournements de fonds publics".

Bien sûr, toutes ces affaires restent en marge de celle de Clearstream, dont Chirac ne veut même pas entendre parler.
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faiza



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Date d'inscription: 12/05/2007

MessageSujet: Re: Chirac rattrapé par les affaires   Mer 5 Sep - 15:21

Il faut croire que Jacques Chirac n’a plus le vent en poupe, et que la justice s’impatientait de le voir achever son dernier mandat pour s’occuper sérieusement de son dossier judiciaire, qui semble plutôt enfler au fil des jours.

Après les affaires multiples mettant en cause l’ancien président français : dépenses somptuaires de bouffe, financements illicites du RPR, Clearstream, voici à présent citée, dans le cadre du dossier des rémunérations de complaisance servies du temps de son mandat à la mairie de Paris, sa propre fille, Claude.

Anciennement conseillère à la mairie de Paris, entre 1989 et 1993, cette dernière était en effet rétribuée non sur le budget de la ville mais par une société privée, au mépris de la loi.

L’hebdomadaire Le Point qui fait état de son audition par les policiers enquêteurs, sur mandat du juge d’instruction, Xavière Siméoni, indique que d’anciens collaborateurs du maire de Paris auraient été entendus sur la question de cette rémunération litigieuse, d’un côté, et sur sa situation juridique, de l’autre.
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tinhinane



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Date d'inscription: 12/05/2007

MessageSujet: Re: Chirac rattrapé par les affaires   Mer 5 Sep - 18:08

La dépêche AFP est plus explicite là-dessus. Elle évoque, en s'appuyant sur un papier publié par l'hebdomadaire Le Point, les fonctions exactes assurées, de manière tout à fait informelle, par la fille de Chirac. Celle-ci était versée dans la cellule de Communication, auprès de Claude Lellouch, futur député de Paris, à partir de l'automne 90.

N'étant pas rémunérée par la Ville de Paris, qui n'avait signé aucun contrat de travail avec elle, Claude Chirac s'est trouvée alors dans une situation assez ambiguë pour attirer aujourd'hui l'attention des enquêteurs. On ne lui reproche certes pas d'avoir détourné des fonds publics, mais il est probable qu'on la poursuive pour recel d'un bien social, puisqu'elle avait occupé illégalement un bureau et un ordinateur.

De surcroît, la rémunération qu'elle percevait d'une petite entreprise privée, dissoute depuis, ne manquera pas d'alourdir les charges retenues contre elle.
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Aharbal



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Date d'inscription: 27/05/2007

MessageSujet: Re: Chirac rattrapé par les affaires   Mer 21 Nov - 15:50

Redevenu simple justiciable, depuis son départ de l'Elysée il y a six mois, Jacques Chirac est mis en examen, ce matin, pour détournement de fonds publics dans l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris, de l'époque où, comme maire, il présidait à ses destinées.

Xavière Simeoni, la juge chargée du dossier, a fait état " d'indices graves et concordants " pesant dans une affaire d'emplois de complaisance payés par la ville de Paris avant 1995 au bénéfice de proches du RPR.

Chirac sera à nouveau entendu d'ici quelques mois sur les chargés de mission. Dans cette affaire instruite depuis 1999, Jacques Chirac reconnaît, jeudi, dans Le Monde, avoir "souhaité ou autorisé" ces recrutements" qu'il considérait comme "légitimes autant que nécessaires".

Au nombre des bénéficiaires de ces emplois, figure "un ancien préfet, soupçonné d'avoir bénéficié d'un chauffeur payé par le cabinet du maire de Paris", note une dépêche de l'AFP d'aujourd'hui.

Vingt personnes auraient bénéficié eux-mêmes ou attribué ces emplois durant la période 1980 à 1990. 5 ex directeurs de cabinet de la mairie sont déjà mis en examen pour détournement de fonds publics : Robert Pandraud, Daniel Naftalski, Michel Roussin, Rémy Chardon et Bernard Bled.

Jean de Gaulle, ancien député UMP de Paris, est au nombre des mis en examen pour avoir bénéficié d'une assistance en 1990/91. Marc Blondel, ancien secrétaire général de F.O. est, lui aussi, mis en examen pour un garde du corps payé par la mairie de Paris.

Enfin, la fille Chirac, Claude, ancienne conseillère de la ville de Paris, de 1989 à 1993, doit aussi s'expliquer sur sa présence à la mairie, tandis qu'elle était salariée d'une société privée.
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faiza



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Date d'inscription: 12/05/2007

MessageSujet: Re: Chirac rattrapé par les affaires   Mer 21 Nov - 19:21

La nouvelle dépêche, tombée il y un peu plus d'une heure, parle désormais d'inculpation pour détournement de fonds.

C'est apparemment un évènement de premier ordre, puisque jamais dans l'histoire de France, un président de la République n'a été mis en cause dans une affaire de droit commun.

Chirac, ce matin, a été entendu durant trois heures par la juge chargée du dossier. Il encourt désormais une peine de dix ans de prison et une amende de 150 000 euros, dans le cadre de ce seul dossier.

Il est vrai que son nom est maintenant mêlé à une série d'affaires successives, plus ou moins compliquées et qui sont encore en cours d'instruction.

Le P.S. n'a pas réagi jusqu'ici, François Hollande, son secrétaire général, ayant jugé inopportun de céder à "une polémique inutile".

Chirac, qui aurait traversé un moment de dépression à sa sortie de l'Elysée, en mai dernier, préparerait le lancement d'une fondation sur l'environnement et le développement.
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aeiou



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Date d'inscription: 14/06/2007

MessageSujet: Re: Chirac rattrapé par les affaires   Mer 21 Nov - 20:21

faiza a écrit:
Le P.S. n'a pas réagi jusqu'ici, François Hollande, son secrétaire général, ayant jugé inopportun de céder à "une polémique inutile.


Je suis absolument certain de cette profonde motivation affichée.

Wink
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Merzak



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Date d'inscription: 17/05/2007

MessageSujet: Re: Chirac rattrapé par les affaires   Ven 23 Nov - 20:26

Pour paraphraser L'Est républicain, "Jacques Chirac s'aperçoit que la statue a été vité déboulonnée... Mais c'est aussi le signe que la culture de l'impunité, qui a longtemps marqué la vie politique, a disparu."

L'onde de choc a, en effet, traversé la France entière mais aussi un grand nombre des pays européens.

Si l'homme du commun est tantôt choqué qu'on ternisse si gravement l'image d'un ancien président de la République pour des "broutilles" que représente la rémunération illégale de vingt ou trente chargés de mission sur un total de 40000 fonctionnaires appointés à la ville de Paris, tantôt rassuré que la justice passe même à l'égard d'un aussi haut personnage de l'Etat, le monde politique, lui, s'en émeut et s'en inquiète même. Entre les réactions d'un Philippe Mazeaud ou d'un Rolland Dumas, tous deux anciens présidents de la Cour constitutionnelle qui avouent avoir fait le maximum, du temps de leur mandat, pour créer toutes les conditions permettant à un Chirac de se tirer du mauvais pas que constituent ses divers glissements illégaux, et un Montebourg, député socialiste, qui aurait préféré voir juger le désormais prévenu Chirac, au moment où il se trouvait encore en fonctions, il y a bien sûr une grande marge, où les Français de tous bords préfèrent se contenir.

Si les uns souhaitent qu'on juge Jacques Chirac comme citoyen ordinaire et simple justiciable, d'autres regrettent que ses prédécesseurs tout autant soupçonnés des mêmes délits n'aient pas été inquiétés de la même manière. A cause de son âge avancé et de sa maladie, d'aucuns souhaiteraient même que l'on referme le dossier et qu'on le laisse en paix. Bien sûr, ce n'est pas l'avis du plus grand nombre que la vie difficile, la baisse du pouvoir d'achat, le chômage et autres problèmes triviaux rendent amers ou aigris. Ceux-là attribuent leurs déboires à une gestion des affaires publiques mal conduite par des dirigeants, dont Chirac au tout premier plan, qui se sont plutôt servis au lieu de servir l'Etat.

De toute évidence, comme le remarquent certains éditorialistes étrangers, cette mise en examen marque une véritable rupture entre l'actuel locataire de l'Elysée et son prédécesseur. Toutes les relations semblent désormais coupées entre les deux hommes. La rupture avec la politique précédente reste d'ailleurs l'un des premiers soucis de Sarkozy.
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Izirdhi



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Date d'inscription: 10/04/2007

MessageSujet: Re: Chirac rattrapé par les affaires   Ven 22 Fév - 19:03

Une bataille de procédure s'ouvre désormais entre le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, et le juge d'instruction Alain Philibeaux, à propos de l'affaire des emplois contestés du RPR, où Jacques Chirac est directement visé, en tant qu'ancien maire de Paris.

Philibeaux s'était dessaisi au profit de sa collègue Siméoni, considérant que "Chirac a été concrètement peu concerné par les modalités pratiques du financement du RPR". Suite à quoi, il avait réclamé un non-lieu partiel pour le volet "financement privé" du dossier.

Courroye estime, lui, qu'il n'y a pas rapport entre l'affaire du juge de Nanterre et celle instruite par Mme Siméoni. C'est pourquoi interjette-t-il appel de l'ordonnance de dessaisissement prise par Philibeaux.

En d'autres termes, Chirac devra toujours être poursuivi pour le volet des emplois contestés du RPR, un souci supplémentaire dont il devra tenir compte.
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Nassima



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Date d'inscription: 02/06/2007

MessageSujet: Re: Chirac rattrapé par les affaires   Ven 16 Mai - 21:10

Jacques Chirac est loin, apparemment, d'en avoir fini avec la justice.

Selon Reuters et le journal Le Monde, l'ancien président français a été, cette fois, auditionné le 30 avril dernier sur l'affaire de la Sempap, cette société d'économie mixte qui, jusqu'en 1996, était chargée d'imprimer toute la paperasse de la Ville de Paris.

Il s'agissait là, pour le magistrat Jean-Marie d'Huy, en charge du dossier, d'élucider un vieux dossier en suspens de détournement de fonds, dont les policiers ont évalué le préjudice subi, entre 99 et 110 millions de francs, aux dépens de la municipalité dirigée à l'époque par Jacques Chirac.

"C'est ainsi que j'ai découvert le nom de la Sempap quand vous l'avez évoqué. En 1985-1986, j'avais d'autres préoccupations que celles de savoir ce que devenait cette Sempap dont j'ignorais l'existence", a déclaré ce dernier au juge.

Lui ayant présenté une convention, entre la Ville de Paris et cette entreprise, portant sa propre griffe, Chirac s'est contenté de répondre : "Je signais des montagnes de parapheurs tous les soirs, je ne lisais pas tout ce que je signais."
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